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Orongo, Knizia away from civilisation

Sorti à Essen en catmini, Orongo, le dernier jeu d’un certain Reiner Knizia commence tout doucement à faire parler un peu plus de lui (ce qui n’est pas difficile puisqu’aucune info ou presque n’avaient filtrées avant le salon ! Personnellement, je l’avais repéré… et boudé. Ravensberger, je vous aime bien, mais un pitch qui me dit « les joueurs prennent part à l’histoire de la mystérieuse île de Pâques, loin de la civilisation, au milieu de l’océan Pacifique » est tellement ethno-centré et condescendant que ça me donne envie de ne pas en parler. Oui j’avoue, des fois je fais des petites crises de rétentions d’informations. Et puis, je prends ma petite pilule, et ça passe. « Loin de la civilisation ». Haa, ces primitifs qui avaient inventé une écriture unique et parvenaient à élever des statues monumentales on ne sait même pas comment…fin de la parenthèse.).

C’est toi qu’est far away from civilization

Les joueurs prennent part à l’histoire passionnante de la mystérieuse île de Pâques, dans le milieu de l’océan Pacifique, loin de notre civilisation. Hmm.

Concrètement, il s’agit d’un jeu d’enchère familial où les joueurs rendent hommage aux dieux et avec leur aide, bâtissent les célèbres moaïs (les statues)…

Loin de toutes considérations anthropologiques et philosophiques, vous avez un plateau avec plein d’emplacements, indiquant des symboles différents.

Les espaces sur les bords (le rivage) sont réservés aux moaïs.

Chaque tour, vous relevez un certain nombre de tuiles numérotées qui correspondent aux cases sur la carte. Vous aurez besoin d’une série adjacente de cases, représentant une certaine combinaison de symboles (traduisant les ressources nécessaires) pour ériger un monolithe.

Vous devrez ensuite faire secrètement une offre pour ces emplacements : les joueurs mettent simultanément dans leur main (enchère aveugle) une offre de p’tits coquillages (la monnaie du jeu), pour tenter de posséder 3, 2 ou 1 emplacements. Si vous misez zéro, vous pourrez réclamer les coquillages utilisées lors des enchères passées.

Les joueurs contestent ainsi des emplacements, et si à tout moment une chaîne de vos espaces adjacents présentent la combinaison correcte de symboles, le tout relié à un espace disponible sur le rivage, vous construisez automatiquement un moaï. Pouf.

Vous devrez ensuite dépenser les petits coquillages nécessaires à l’érection des moaïs, réduisant ainsi votre monnaie. Le premier à construire tous les moais gagne la partie.

Bref, un filler familial de 45 minutes avec des règles simples (en français) à partir de 10 ans, et des enchères qui semblent tourner aussi bien à 2 qu’à 4 joueurs. Mais je boude quand même un peu.

>> La fiche de jeu

1 Commentaire

  1. Photo du profil de TheGoodTheBadAndTheMeeple
    TheGoodTheBadAndTheMeeple 31/10/2014
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    Vu sur le salon, mais… pas tenté. Tigre & Euphrate est difficile à détroner !

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