À quoi tu joues ? Star explorer – Sweet lands – Map Masters – Yubibo – Djeser – House of Fado – Habemus papam – propolis

Nous sommes en 2026, bonne année à tous. C’est reparti pour la chronique À Quoi Tu Joues ? Notre format qui parle des derniers jeux auxquels l’équipe a joués. Que ce soit les dernières nouveautés ou des jeux plus anciens. Dans ce numéro de janvier on vous propose un menu éclectique avec du gros jeu et du plus léger : Sweet Lands, Map Masters, Yubibo, Djeser, Gobblers, Propolis, Habemus Papam, House of Fado, Star Explorer et le Village aux 5 Dragons.

 

Sweet Lands

 

 

Que nous réserve ce gros jeu tout sucré ? Sweet lands a des aspects très doux, loin des univers parfois austères des jeux qui dépassent un poids de 4 sur BGG. Niveau thème voilà : le Roi Sirop sucré se cherche un successeur, et nous passons l’épreuve. Chacun son terrain, son tableau de ressources et de construction, ses petits lapins, et c’est parti pour les actions qui se succèdent. Pose d’ouvrier/action, gestion de main et de cartes, faire en sorte de garder des cartes pour jouer plus d’actions, avoir la matière pour réaliser ses constructions (pont, ville), et surtout de la monnaie pour payer le coût des cartes qui ont toutes des effets différents qu’on aimera pouvoir jouer.

Mon plateau avec mes production (type Terraforming Mars), mes construction à faire, et mes cartes qui me ramènent des bonus. Au dessus la piste des transport et des lapins).

Sweet lands ne nous entraîne pas en terra incognita, chaque mécanique nous sera familière s’il ne s’agit pas bien sûr de notre premier jeu expert, encore qu’on peut même invoquer Catane ! Le plaisir est la fluidité, les choses trouvent leur place dans ce contexte légèrement fantastiquement sucré. Et le plus doux et pétillant sont ces tours où une action en déclenche une autre, permettant de récupérer de quoi continuer encore à jouer avant de passer la main. Ça j’aime !

Le développement se passe sur sa carte, construction de ponts (des routes quoi), des bâtiments construits libérant des espaces sur mon plateau de ressources, des villes, des ports à atteindre

 

Pour le moment le petit premier tirage est épuisé, et il faudra attendre février 2026 pour voir revenir le pays sucré en boutique.

-Natosaurus

Un jeu de Totsuca Chuo
Illustré par Tatsuki Asano
Edité par Uchibacoya

 

Map Masters

Map Masters plonge dans l’univers Fantasy avec les éléments reconnaissables du genre. On peut y incarner un nain, une elfe, il faut une épée pour battre un monstre, on y trouve des parchemins, des sorts… Et on va se promener dans des couloirs (on peut tracer son chemin avec un feutre effaçable) qu’on va assembler suivant certaines contraintes (on ne peut pas repasser au même endroit). Assembler, car Map Masters est un puzzle plus qu’un Donjon crawler. Désolé pour la fausse joie. Une boîte et deux façons de jouer. Pour les deux versions, vous avez, en général, toujours un marché de cartes couloir, des sorts, jetons fées (épée, parchemin…) et des sous. Pour la Version compétitive, vous partez avec un paquet de couloirs, une fiche personnage. Vous pouvez acheter de nouvelles cartes au marché et des sorts pour vous aider. Un élément (clé, épée …) ramassé sur le parcours sera l’objectif de la manche (chaque clé donne 1 point). À vous de constituer le donjon le plus optimal en assemblant les chemins possédant le bon élément, mais aussi des sous ou… une corde s’il y a un précipice à franchir. Sans repasser au même endroit.

La version coopérative part d’un modèle préétabli de donjon avec des cartes composant une grille. Si on perd les fiches perso et que les objectifs changent, on gagne des jetons artefact, meeples et boss. Il s’agit de missions à réaliser, missions au titre éloquent : le chevalier des brumes ou Jean Michel (!!). On va devoir collecter un certain type d’ éléments, achever le décor et valider les conditions de victoire : vaincre 2 boss, compléter 4 routes, délivrer les prisonniers… Chaque groupe d’aventuriers, l’un après l’autre, va placer une carte sur un emplacement vide. Il faut donc communiquer et discuter pour savoir où poser la carte, trouver le meilleur chemin, les éléments demandés. Car là encore les routes ne doivent pas se croiser.

Nous avons commencé par la version compétitive, un peu trop influencé par l’univers et croyant vivre une petite aventure. Il n’en est rien. On joue dans son coin, on optimise sa pose de tuiles/cartes. Bof, bof. La version coopérative est beaucoup plus agréable et le déroulé prend de l’ampleur. On joue ensemble contre le jeu. C’est beaucoup plus prenant et l’ambiance s’en ressent. Le côté Donjon ressort au travers de ses longs couloirs d’un décor qui totalise 45 cartes. Il faut avoir un sens de la spatialité et parvenir à sectoriser ses équipes. Un exercice pas évident qui demande de la pratique.

Map Masters est un gros puzzle bien enrobé, qui loupe son but si on joue les uns contre les autres (autant jouer solo) mais réussit à créer l’amusement et le challenge en coopération. L’univers Fantasy est agréable mais il ne faudra pas en demander plus, c’est un thème plus illustratif qu’autre chose mais qui passe quand même mieux que s’il s’agissait d’autoroutes à Los Angeles. En tous cas, un bon titre pour jouer ensemble et dont la pose de chemins qui s’assemblent toujours sans problème à un petit quelque chose de magique. 

Morlock

Un jeu de Cédrick CaumontIan Sebastian Bach
Illustré par Adrien Journel
Edité par Captain Games

 

Yubibo

Yubibo est un jeu d’ambiance et de dextérité, dont le but est de créer une connexion entre les joueurs autour de la table via des baguettes en bois que l’on tient du bout des doigts sans les faire tomber. Une sorte de Twister des doigts, et donc à priori pas le genre de jeux auxquels on s’intéresse le plus quand on est un joueur passionné depuis 15 ans, adepte de jeux de stratégie et de gestion. J’ai donc commencé par le bouder, en me disant que je n’étais pas la cible de ce genre de jeu.

Et pourtant, Yubibo est un excellent jeu ! J’ai eu l’occasion de l’essayer avec le public optimal : après-midi en famille, 7 personnes qui rigolent comme des baleines à se connecter les doigts par des baguettes. Car le jeu est immédiat, on comprend juste en regardant les autres, un parfait jeu intergénérationnel. De plus, en regardant les autres jouer, on a forcément envie d’essayer pour leur montrer qu’ils ne s’y prennent pas de la bonne façon, et d’essayer de faire mieux.

 

 

Et pourtant le jeu n’est pas si facile, car même si le concept est évident, arriver à garder tous les joueurs connectés entre eux par ces petits bâtons de bois constitue un véritable challenge. Il vous faudra de nombreuses parties avant d’arriver à faire une sans-faute. Le jeu est d’autant plus dur, et donc drôle, que vous êtes nombreux autour de la table. Arriver à connecter les mains de 7 ou 8 joueurs est un challenge assez mémorable, où la moindre petite erreur déclenche l’inévitable explosion de la construction – et les fous rires (ou les engueulades du fautif selon l’ambiance).

Le jeu propose également une variante pour les joueurs expérimentés voulant plus de challenge, à base de petites boules en mousse, qu’il vous faudra tenir entre deux baguettes. Une idée improbable fort bien venue, qui en effet monte la difficulté d’un cran supplémentaire.

Yubibo est une très bonne surprise, que je conseille fortement pour succéder à vos repas de famille, tant il est agréable, facile à expliquer et à jouer, et le fait qu’il se joue jusqu’à 8 est un énorme argument (en plus d’être un vrai challenge).

-El Gringo

Un jeu de Magnet
Edité par Jelly Jelly Gamesorigames

 

Djeser 

Djezer était un pharaon qui a fait construire la première pyramide en 2650 av. J.-C. Sans surprise, dans ce petit jeu de cartes, vous allez faire pareil. Avec vos 3 points d’actions, vous allez pouvoir récupérer des cartes dans le Nil, qui compose une… rivière de cartes, puis les poser pour ériger votre pyramide ou agir sur les pierres maudites. Les cartes pierre ont une couleur et une valeur. On construit d’abord la base puis on monte. Les pierres du deuxième et troisième niveaux doivent avoir une valeur qui est la somme ou la soustraction des pierres qui la soutiennent. Enfin, il est à noter qu’une couleur et une valeur de pierre est toujours maudite, donc il est interdit de les prendre depuis le Nil ou de les placer dans sa pyramide. Il y a aussi 3 objectifs publics communs. Quand une pyramide est complète, on termine le tour et le jeu prend fin.

 

 

Du fait de la contrainte d’addition/soustraction pour les niveaux supérieurs, le jeu demande un peu de planification, car une fois les trois cartes de la base posées, les possibilités se referment comme un sarcophage sur une momie : toutes les cartes sont uniques, il n’y a donc que 5 cartes pour un chiffre donné. Heureusement, on n’est pas bloqué si un nombre tarde à sortir, on a le droit de casser une pierre de sa pyramide pour repartir sur d’autres chiffres. Les tours de jeu sont rapides et fluides pour des parties d’environ 20-30 min. Toutefois j’ai observé (une fois) que la fin de partie peut parfois s’enliser quand les joueuses bloquent trop celle qui est sur le point de terminer sa pyramide. En effet, ce sont les joueuses qui choisissent la couleur et le chiffre interdit, et comme poser la pierre finale de sa pyramide utilise les 3 actions du tour, celle-ci ne peut rien faire d’autre que changer la couleur interdite, puis se voir rebloquer par une adversaire si une autre carte de cette couleur est présente dans la rivière (ou dans sa main) et ceci sur plusieurs tours. Le jeu permet trop facilement ce blocage et incite à le faire, car achever sa pyramide apporte beaucoup de points. Ce final nous a tous laissé un goût amer, alors que pour le reste, le jeu est plus que sympathique : une mécanique simple mais intéressante, avec la bonne dose (selon moi) de calcul et d’interaction, il aurait juste fallu que le blocage soit moins présent.

-Manu

Un jeu de Laurent Prin
Illustré par Cédric VaillantFrédéric Brogard
Edité par Creative and Cool

 

 

Gobblers

Un Tic Tac Toe ou le jeu du Morpion. Le jeu que l’on a tous joué au collège, sur une feuille où l’on coche des croix. Le twist ici c’est que l’on a trois Gobblers creux de tailles différentes. À son tour on peut placer un de ses Gobblers ou en déplacer un sur une case vide ou un autre gobblers, (il est gobé).

Simple mais très malin, avec une dimension mémoire, si en relevant votre Gobblers vous révélez une ligne chez l’adversaire, c’est lui qui l’emporte, il ne faut donc pas oublier ses placements. À l’origine ce jeu de 2003 était dans des teintes colorées et dédié aux enfants. Je serais passé à côté si Hugo n’en avait pas parlé dans le podcast des indisciplinés 

Un jeu abstrait bien malin qui se joue en 5 minutes (souvent 2 en réalité) très accessible. Idéal à laisser sur un coin de table pour des sessions rapides.

-Atom

Un jeu de Thierry Denoual
Edité par Blue Orange Games


Propolis

Et si on construisait la cité des abeilles ?
Propolis c’est de la pose d’ouvrières sur des cartes champ pour récolter du pollen de toutes les couleurs et de la construction de moteur. À son tour on place une ou plusieurs ouvrières sur une carte champ pour collecter le pollen, ou bien on dépense notre pollen pour acheter une carte. Ces cartes nous offrent parfois un bonus immédiat, mais aussi une ressource permanente à la “Splendor” et des points de victoire potentiels. Le joueur qui clôture une rangée gagne une ressource Joker, et s’ensuit un calcul de majorité où le gagnant peut récupérer ses abeilles, pratique pour les placer ailleurs ensuite et ne pas perdre de temps.

 

 

Tout cela fonctionne, mais n’est pas vraiment passionnant ; encore un jeu à moteur où l’on collecte des trucs pour dépenser et gagner des points. À mes yeux, il ne se différencie pas assez de ses concurrents et je ne retrouve pas la pureté d’un Splendor tout en y percevant de fortes similitudes.

-Atom

Un jeu de Molly JohnsonRobert MelvinShawn Stankewich
Illustré par Dylan Mangini

 

Habemus Papam

Encore un titre de Salt and Pepper Games un éditeur espagnol qui ose des thèmes très différents : des batailles de couturiers ou de Diva, et avec Habemus Papam l’élection du nouveau Pape.

Pour cela nous allons jouer d’influence : à son tour on peut placer des jetons influences sur un des candidats. Le hic c’est que l’influence c’est aussi nos points de victoire. On peut aussi  jouer une carte, des mauvais coups en perspective, ce qui peut être fun, si on apprécie les jeux avec une interaction un peu vacharde, mais ça ajoute à mon goût bien trop de chaos dans un jeu qui peut s’avérer un peu long. Chaque joueur débute la partie avec une carte secrète qui donnera des points si la condition est remplie, en gros élire plutôt un conservateur ou un progressiste, ou bien ne pas élire de pape à la fin des 5 manches.

 

 

Chaque manche on vérifie d’abord si un cardinal a été élu, dans ce cas c’est la fin de la partie, sinon on repart pour une nouvelle manche, non sans éliminer le cardinal qui a reçu le moins d’influence. Pour qu’un cardinal soit élu et donc que le jeu prenne fin, il faut une majorité particulière qui dépend du nombre de jetons dépensés par les joueurs. On le suit sur notre carte aide de jeu, à mon avis ce système est bien trop tordu et calculatoire pour être amusant. On a passé l’ensemble de la partie à recompter sans cesse, ce qui crée des situations ou l’on va convaincre un joueur de nous aider à faire basculer le vote dans une direction. Cela m’a surtout donné l’impression de faire et défaire.

Bref, on n’a pas été convaincu, malgré son thème plutôt drôle, peut-être plus adapté à une table plus encline à la négociation et qui met de l’ambiance, avec des eurogamers calculateurs, c’est juste trop long pour ce que ça apporte.

-Atom

Un jeu de Francisco Gradaille
Illustré par Jasper Rietman
Edité par Salt & Pepper Games

 

House of Fado 

Dans House of Fado, nous allons gérer notre restaurant de Fado, et pour cela on doit engager des artistes, deux guitaristes l’un d’eux  jouant de la « Guitarra Portuguesa » (guitare portugaise à douze cordes), et un autre jouant de la « Viola de Fado » (guitare classique), ainsi qu’un chanteur ou une chanteuse. Le thème est plutôt bien intégré.

Mécaniquement nous sommes dans un jeu de pose d’ouvriers, avec une mécanique de bump que l’auteur a déjà utilisé dans The Gallerist. ici de manière plus simple, on place son meeple, on réalise l’action désirée, si un joueur prend notre place on a des actions bonus. Cela change la dimension stratégique puisque l’on va essayer de se placer aux endroits convoités pour se ‘faire chasser’. Plusieurs stratégies peuvent exister, remplir son restaurant pour gagner de l’argent et faire évoluer nos musiciens, les envoyer sur la place pour gagner des majorités, payer un critique pour qu’il vienne augmenter le standing de notre établissement, etc. Ou composer des morceaux de Fado.

 

 

House of Fado est très dynamique, le jeu tient dans les 45 à 60 minutes, même à 4 joueurs, nous sommes dans une course et il faut absolument surveiller les autres pour ne pas se faire prendre de vitesse. La partie se termine quand on a collecté trois étoiles. À deux cela fonctionne avec un système d’assistants que l’on dépose sur les lieux, afin de se faire bumper, ce système a le mérite d’exister, mais à préférer à trois ou quatre joueurs. Pas sûr non plus de trouver beaucoup de rejouabilité, après quelques parties j’ai l’impression d’en avoir fait le tour, même si je ne refuserais pas une partie.

-Atom

 

Un jeu de João Quintela MartinsVital Lacerda
Illustré par Marina Costa
Edité par Eagle-Gryphon Games

 

Star Explorer

 

J’attends encore le jeu de constellations qui deviendra mon jeu de référence sur ce thème que j’aime beaucoup. Ce n’est pas Astra ni Look at the stars ; Star Explorer a toutes ses chances !

Durant six manches, nous allons chacun sur sa grille étoilée dessiner les éléments d’une constellation, constituée pour chacun du même nombre d’étoiles. Une constellation de 8 étoiles, par exemple le paon pour moi, avec des contraintes classiques de pose, et je score en fin de manche sur les étoiles colorées de cette manche (bleu) et de la précédente (jaune) et les traits crées entre les bleue et jaune.

Au début tout va bien, on peut facilement trouver la place pour optimiser son score, puis une fois la manche finie, on tourne le cadran, faisant apparaître une autre partie du ciel étoilé. La place est déjà en partie prise, cela va devenir plus compliqué de placer au mieux, on va passer au moins pire, essayer de ne pas faire d’étoile éteinte (étoile non placée) qui nous feront perdre des points. En fin de partie on aura aussi pas mal de points à additionner pour les étoiles en bordure extérieure, ou celles qui sont centrales.

 

 

Un flip and write agréable, qui fait un peu voyager dans les cieux étoilés, une réussite éditoriale car on a chacun sa constellation et on peut réfléchir en l’orientant dans tous les sens (défaut majeur de Look at the stars), le cadran qui tourne, le stylo blanc bien sûr, ce qu’on fait a du sens. Il semble que le jeu ne soit pas équitable en revanche et que les tirages des constellation et des couleurs d’étoile favorisent certains et défavorisent d’autres. Comme la seule interaction résidera dans le choix du nombre d’étoiles, le jeu se prête bien à sa version solo.
Bon, moi j’attends toujours LE jeu de constellations.

-Natosaurus

Un jeu de Łukasz Szopka
Edité par Queen games

 

Le village aux 5 dragons 

Bien qu’avant tout amoureux des gros jeux de gestion bien touffus, j’aime les « jeux casino ». Ces jeux où il faut jeter les dés et invoquer Hermès pour maximiser ses chances ^^. Autant dire que quand « je t’aime » (c’est le nom de l’éditeur, pas une déclaration ne vous méprenez pas) édite un jeu de ce type, en plus sur un thème médiéval fantastique faisant écho à mon âme d’ancien rôliste, je suis aux anges :).

Cinq biomes habités chacun par son dragon nous allèchent par leurs trésors. Bon évidemment pour les choper va falloir pougner des monstres. Les combats se font à coup de dés et après chaque victoire je décide si je continue ou si je m’arrête. Si je survis, je repars avec autant de récompenses que de monstres vaincus. Dans le cas contraire, je perds tous les gains de mon expédition en cours :(. Avec mes gains je vais pouvoir améliorer mon héros (caractéristiques, armes, objets). Les mécaniques du jeu amène beaucoup d’interactions entre les joueurs et une belle immersion renforcée par la qualité de l’édition. Sur ce point d’ailleurs je tiens à saluer le format du jeu : le matériel est suffisamment compact pour tenir sur une table sans sortir les rallonges ^^.

 

 

Dans son mode de jeu standard, Le village aux 5 dragons souffre de deux gros défauts. La durée d’une partie, bien trop longue pour un jeu qui est avant tout fun. Il est conseillé dans la règle de faire les expéditions en simultanée pour gagner du temps mais quel dommage pour ce type de jeu de lancer les dés chacun dans son coin. Autre problème, le snowballing : c’est quand un joueur prend un bon départ, qui le rend plus fort au démarrage, lui permettant de devenir encore plus fort encore plus facilement, etc etc etc. Ramer sur chaque combat quand notre voisin trucide par paquet de 5, ça peut en frustrer certains.

Heureusement le jeu propose une variante : la course aux dragons. Dans ce mode, le premier qui élimine un dragon l’emporte. Du coup non seulement la durée d’une partie est fortement écourtée, mais en plus la mise en place différente permet un démarrage moins snowball, surtout que même au top de sa forme un joueur peut se faire souffler la victoire sur un combat remporté contre un dragon par un autre joueur plus téméraire.

Dans ce mode le jeu a su nous conquérir.

D’ailleurs j’y retourne, j’ai un Magyar à pointes qui me provoque.

-Ihmotep

Un jeu de Clément Fournier
Illustré par Lucile Leca
Edité par Jeu t’aime éditions

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