El Burro : retour à la ferme d’El Granja

Dans cette news, Marilyne vous présentait Fentasy Games, une nouvelle maison d’édition crée par Florian Gigot, ex-co associé de chez Sylex. Une maison d’édition tournée vers les gros jeux de type Eurogames. Fentasy Games sera présent à Cannes avec quelques-uns de leurs titres, qui sont d’ailleurs disponibles sur leur site internet. Je vais aujourd’hui vous dévoiler (un peu) El Burro, un jeu Michael Keller et Andreas « ode. » Odendahl. Si ces deux noms vous disent quelque chose, c’est normal, ils ont cocréé La Granja, mais aussi Planta Nubo, Cooper Island et bien d’autres.

 

 

 

Retour à la terre 

El Burro veut dire l’âne en espagnol. Le jeu est sous-titré The Granja Game, oui c’est une forme de suite, ou plutôt de Stand Alone (autonome). Dans El Burro, nous allons développer une ferme sur l’île de Majorque et transporter des marchandises venant de notre ferme jusqu’au port avec l’aide d’un âne.

 

En passant par la Granja

Dans La Granja, sorti en 2014, nous sommes des fermiers sur l’île de Majorque. Durant 6 manches, nous faisons prospérer notre ferme et produisons et transformons des olives, des raisins et du blé que nous allons livrer au marché du village. La Granja se distinguait par une mécanique de cartes multi-usages très intelligente et un système de sélection de dés tout aussi malin. On retrouve ces deux éléments dans El Burro. La Granja était aussi réputé pour son interaction assez frontale, puisque l’on éjectait les pions des autres joueurs, et ça nous donnait des points ! :) Ici, vous allez le voir, ça a changé, l’interaction est toute autre. 

Nous avons quatre manches pour marquer le plus de points de victoire, vous connaissez la chanson. Pour cela, nous allons donc nous aider des ânes et des chèvres. En début de manche, on pourra jouer une carte sous notre plateau. Avec peu ou prou le même système que La Granja, les cartes au milieu nous donnent des bonus, à gauche c’est un champ qui produit immédiatement et en phase de revenu, et tout en haut, du scoring de fin ou des livraisons que l’on planifie, etc.

Ce qui change vraiment ici, c’est le plateau central, désormais, nous avons deux Meeples Ânes qui vont servir à transporter les marchandises jusqu’au port de la Palma. Nos ânes, chemin faisant, vont atteindre des marchés que nous pouvons livrer. 

Les livraisons sont probablement l’élément le plus différent.

En effet, on pourra utiliser nos ânes pour avancer et livrer un marché que l’on a atteint ou dépassé, mais on pourra aussi utiliser nos chèvres pour livrer une carte Livraison au-dessus de notre plateau ou (et là c’est différent de La Granja) chez un autre joueur. Une interaction semi-coopérative, puisqu’en livrant ainsi on avancera sur un plateau Communauté, ce qui nous donnera des bonus, mais le joueur en question aussi aura un avantage. Il faut donc faire attention à ne pas trop avantager un joueur et, en même temps, le jeu l’oblige un peu : par exemple, si j’ai du blé et que mon adversaire a une carte livraison avec du blé, je dois livrer chez lui. Cela oblige à surveiller les autres, à réfléchir en termes d’opportunité aussi.

Sur la route, vous gagnez des bonus si votre âne atteint certains seuils et, parfois, il faudra que les deux l’atteignent pour engranger le bonus. Vous devez décider si vous allez avancer l’un après l’autre, ou si vous allez tracer votre chemin avec un âne pour atteindre les bateaux amarrés qui attendent. Si vous livrez les ressources demandées, c’est la fête (mais rien à voir avec La Granja Fiesta ^^). 

Vous avez aussi un ouvrier qui pourra activer une case sur notre plateau, par contre, il faudra le payer à la fin de la manche, sans quoi on perd des points de victo, sans quoi il se met en grève. Ben oui, c’est logique, pas de paiement, pas de travail ! 

Les règles sont disponibles en anglais sur le site de Spielworxxx. À ce sujet, la version française est remaniée par Fentasy Games pour qu’elles soient plus claires. J’ai tenté de vous présenter les différents éléments clefs sans entrer dans les détails, mais sachez tout de même que j’ai volontairement pas mal simplifié. Il y a d’autres petits mécanismes savoureux, comme la roue de sélection d’action qui évolue à chaque manche, l’abreuvoir qui permet d’avancer son âne, les phases de décompte, etc. Le jeu semble plus « bac à sable » que son grand frère, donc plus ouvert en termes de stratégie.

 

 

Sur le papier, il a vraiment le même ADN que La Granja que j’adore, mais on perd ici l’interaction violente avec ce marché central où l’on peut éjecter les autres, mais nous avons plus une mécanique de course avec cette interaction semi-positive que j’apprécie beaucoup dans les jeux. Un espace de décision qui me semble accru aussi. D’ailleurs, sur BGG, il est estampillé 4.26 en poids au lieu de 3.56 pour La Granja classique. Avec la même base, les auteurs semblent nous proposer deux jeux différents dans leurs sensations, un peu comme Endeavor et sa version sous-marine, ou Brass et Brass Birmingham.

Le jeu est pour le moment distribué via le site de l’éditeur, il vous en coutera 65€ pour une remise en main propre à Cannes. D’autres copies pourraient être en vente dans le circuit classique, mais on n’en sait pas plus pour le moment. À suivre… 

 

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1 Commentaire

  1. ihmotep 25/02/2025
    Répondre

    C’est ca l’urbanisation : on passe des champs au burro ^^

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