Sunken Sailor : Oink Games encore plagié ?

Nouvelle affaire de plagiat dans le jeu de société, qui décidément, touche encore l’éditeur OINK Games, malheureusement souvent victime de ce genre de problèmes (souvenez-vous de l’histoire Oink Versus Beziers autour d’Insider).

DrunkenSailorB
Un nouveau jeu nommé Drunken Sailor est annoncé du côté d’Asmodee Allemagne. Un jeu de dessin qui semble sympathique, surfant sur la vague des party games avec un « traître » infiltré qu’il faudra repérer.
Problème : à y regarder de plus près, les règles seraient en fait quasi exactement les mêmes que (l’excellent) Fake artist goes to New York (sorti en 2012 initialement) de l’auteur Jun Sasaki. Ce dernier s’est rapidement alerté sur Twitter : 

ju

De quoi s’agit-il ?
Deux auteurs/éditeurs finlandais [Competo/Marektoy, connu pour Klask – Ndlr] auraient conçu un jeu qui ressemblerait à 95% à A Fake Artist, de Oink Games. Se rendant compte que leur opus ressemblait vraiment trop au jeu de Jun Sasaki, ils auraient demandé les droits d’exploitation du jeu japonais à son éditeur qui aurait alors refusé. Mais le binôme aurait quand même décidé de pousser leur jeu sur le marché malgré tout.

 

Il est possible de lire les commentaires sur la fiche BGG (qui étrangement, n’a pas de nom d’auteur) de Drunken Sailor : la communauté n’est pas dupe. L’équipe BGG a d’ailleurs retiré le terme reimplementation de la fiche qui sous-entendait qu’il s’agissait d’une ré-édition signée en bon accord avec Oink. 

Fake artist-Couv-Jeu-de-societe-ludovox

« Ce n’est rien de plus qu’un traitement éditorial de l’oeuvre de base et donc très clairement un plagiat. En termes juridiques purement formels, la seule question serait : le niveau de création de Fake Artist est-il suffisamment élevé pour bénéficier de la protection du droit d’auteur ? » écrit l’auteur Peer Sylvester pour qui la solution pourrait venir d’Asmodee, si le groupe décide de faire pression sur Competo/Marektoy. « Peut-être qu’une licence ultérieure est possible – mais probablement seulement si Asmodee exerce une pression. » écrit-il. 

Malheureusement nous savons bien qu’il est compliqué aujourd’hui de protéger une idée de jeu. Mais nous espérons que cette histoire trouvera un épilogue heureux et juste pour Oink… D’ici là, « méfiez-vous des contre-façons » et des fakes artists !

 

Laisser un commentaire