Participatif, la sélection naturelle N° 109 du lundi 29 avril 2019

 

 

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N° 110

 

 Salutations ludico-participatives !

► Concernant les évènements survenus depuis la dernière chronique, on peut difficilement passer sous silence le coup de semonce effectué par Kickstarter à l’encontre de Kolossal Games. Trois projets suspendus en même temps, dont un déjà financé et en fin de campagne (Papillon) c’est une première. Et par « suspendu », il faut lire « annulé ». Aucune raison officielle à cela, mais selon des bruits qui courent sur la toile, ce serait une sanction pour avoir passé outre l’un des règlements de Kickstarter qui interdit à une société d’avoir deux campagnes en cours en même temps.
Kolossal aurait tenté de la jouer fine en créant plusieurs entités sur Kickstarter : Kolossal lui-même, Kolossal Micro et Maple Games. Et avait donc dans le même temps les campagnes de Hunt The Ravager (Kolossal Micro) et Folding Space (Maple Games). Ce qui peut sembler a priori un coup dur pour Kolossal n’est finalement qu’un avertissement « sans trop de frais ».

Mais même si cette raison est la bonne, on ne peut pas s’empêcher de penser que Kickstarter cherche aussi à protéger la poule aux œufs d’or que représente pour elle la branche jeux de plateau (à ce sujet, je vous invite à aller lire l’excellent article de Shanouillette). Les multiples arnaques et désillusions des autres branches majeures qu’ont été les nouvelles technologies et les jeux vidéos ont fait baisser le chiffre d’affaire de la société, et l’on est en droit d’imaginer qu’elle a décidé, pour l’exemple et en signe d’avertissement, de mettre le holà avec Kolossal au vu de sa quinzaine de projets non encore livrés.
Ne reste plus qu’à sanctionner les éditeurs qui lancent des campagnes pour financer la production et/ou la livraison de la précédente, et tout sera parfait.

 ► Difficile également de faire comme si de rien n’était concernant la campagne de Planet Of The Apes par WYSIWY Games. Je ne crois pas avoir déjà vu quoi que ce soit qui s’en rapproche depuis près de 4 ans que je suis de près l’activité sur Kickstarter. Je vous en cause plus en détail un peu plus bas.

► À part tout ça, et bien nous avons eu droit à un festival de campagnes pour des jeux ou des extensions toutes plus intéressantes les unes que les autres. Et qui financent toutes, ou devraient le faire, à terme. Ce printemps s’avère vraiment propice au succès. Enfin, pour les campagnes qui se sont données les moyens pour cela.

 

 

Bonne lecture, et à la semaine prochaine (ou celle d’après 😉 ) !

 

 

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Évolution des campagnes en cours la semaine passée

 
 

planet-of-the-apes-boite► fr La campagne de Planet Of The Apes : The Miniatures Boardgame par WYSIWY Games prêterait à une franche partie de rigolade si derrière il n’y avait pas de vraies personnes (passionnées, à n’en pas douter) qui ont investi temps (plusieurs années) et argent (certainement un nombre conséquent de dizaines de milliers d’euros). C’est simple, à peu près tout ce qu’il ne faut pas faire pour réussir une campagne sur Kickstarter a été réuni au point que je me garde « POTA » (puisque tel est officiellement son petit nom) de côté comme exemple pour le futur.
 
Avant même le lancement de la campagne, le ton était donné. Date de lancement plusieurs fois annoncée et à chaque fois repoussée jusqu’au lancement en catimini (en se trompant sur l’horaire) et qui plus est dans la mauvaise rubrique de Kickstarter. À partir de là, ce fut un festival : page illisible et axée sur le plastique, pledges incompréhensibles, peu d’infos sur le gameplay du jeu principal, War. Oui, principal, parce qu’un jeu secondaire, Origins, a été ajouté sans crier gare, et surtout sans aucune information à son sujet en début de campagne. Si ce n’est en cherchant à l’imposer en mettant en avant le gros pledge à 240 $ dans lequel il se trouve.
 
Et l’éditeur a continué à s’enfoncer avec les pires updates de campagne jamais vues, visiblement postées à l’arrache sans relecture préalable. Dans le désordre : français omniprésent pour un jeu qui s’adresse surtout aux US, nombreuses fautes de typo ou de français, versions anglaises traduites par quelqu’un qui n’est visiblement pas fluent dans cette langue, contenus en décalage complet avec les attentes, notamment celui, fabuleux, avec un simple « notez cette adresse », sans explication ni rien, adresse qui renvoie vers un beau message d’OVH de confirmation de réservation de nom de domaine.
 
J’arrête là cette liste à la Prévert car ce n’est pas mon genre de tirer sur l’ambulance. Le résultat de cet ensemble fut catastrophique, et le mot n’est pas trop fort. Si le jeu a mis quatre jours pour être financé, il ne lui en a fallu guère plus pour repasser sous le seuil de financement et commencer une descente aux enfers qui, à l’heure où j’écris ces lignes, n’est toujours pas terminée. Car s’il n’a pas fallu longtemps aux observateurs pour dire que la campagne devait être stoppée pour être relancée plus tard après correction de tous les problèmes, WYSIWY Games ne l’a pas entendu de cette oreille et s’est obstiné à maintenir le cap, contre vents et marrées. Sauf que c’est le vent et les marées qui ont gagné. Et au moment où cet article est publié, soit 2 jours après publication de l’update annonçant (mais trop tard) le reboot, la campagne est toujours active. Mourante, mais active.
 
Pourquoi une telle obstination à ne pas annuler la campagne ? En premier lieu, on peut mettre en avant la méconnaissance totale du fonctionnement de Kickstarter de la part de WYSIWYG et corollairement leur amateurisme dans la gestion de leur campagne. À cet égard, ils avaient annoncé avant la campagne avoir reculé la date, entre autres, pour prendre conseil auprès de personnes qualifiées. Vu le résultat, on en est réduits aux conjectures. À la base, WYSIWYG s’est certainement vu trop beau avec une licence qu’ils ont pensé tellement porteuse que ça allait rouler tout seul, vision certainement confortée par les bons retours des multiples salons sur lesquels ils ont présenté le jeu. Ce qui les aurait poussé à tenter le diable en refusant tout reboot avant qu’il ne soit trop tard. Notons que des bruits mentionnent des contraintes liées au contrat de licence avec la Fox qui pourraient aussi avoir jouer dans cette décision de fuite en avant.
 
En tout état de cause, on ne peut que constater le désastre. 13 jours de perte consécutifs sur 21 jours de campagne, une image de marque devenue celle d’une société composée d’amateurs qu’il va être très difficile de faire oublier et, en conséquence, une confiance en dessous de zéro qui va peser lourd sur le futur reboot. Même si le jeu arrive à être financé, il est à craindre que jamais WYSIWYG n’obtiendra le montant qui aurait du être celui d’une campagne bien préparée et bien menée du premier coup (actuellement 72 000/100 000 $ et 422 soutiens. Fin le 09 mai).
 
 

dungeonology-the-expedition-boite► fr Dungeonology, The Expedition par Ludus Magnus Studio ne fera certainement pas aussi bien que Black Rose Wars et ses plus de 8 300 soutiens pour 1.3 million de dollars. Mais je serais tenté de dire que c’est un peu normal pour un jeu au thème original et décalé. Malgré tout, la campagne est financée à plus de 7 fois et devrait se terminer avec 4 000 contributeurs, ce qui est tout de même pas mal, vous en conviendrez (actuellement 400 000/53 000 $ et 3 690 soutiens. Fin le 1er mai).kingdom_Rush_Jeux_De_Societe_Ludovox

 ► fr coeur rougecoeur bleu Avec Kingdom Rush : Time Rift, Lucky Duck Games semble bien parti pour égaler et voire même dépasser les résultats de sa meilleure campagne en date, Chronicles of Crime. En effet, contrairement à d’autres (suis-je taquin…) les canards chanceux nous ont concocté une campagne aux petits oignons, claire et où le soutien potentiel voit tout de suite l’intérêt qu’il a à pledger. Ajoutez à cela les bons retours de ceux qui ont eu la chance de tâter du prototype (dont moi) et vous obtenez une dynamique qui tourne gentiment à une moyenne de 200 soutiens par jour, un financement à 35 fois, « and still growing » comme on dit. Pour rappel, un pledge groupé des plus intéressant est en cours ici (actuellement 726 100/20 000 $ et 7 860 soutiens. Fin le 02 mai).
 
 
 
ignite-box-artMalgré un gros coup de mou au cours de la semaine passée, avec même un jour en négatif, la campagne d’Ignite par Ginger maquis-box-artSnap Gaming, se porte plutôt bien pour ce genre de jeu, plutôt de niche. Financée à un peu plus de 1,5 fois par 1 230 soutiens, je pense qu’on ne pouvait guère espérer mieux au vu des poids lourds qui sont en campagne actuellement (actuellement 170 000/100 000 $ et 1 255 soutiens. Fin le 02 mai).
 
Joli succès pour la campagne de Maquis par Side Room Games. Financée à 10 fois par plus de 2 250 soutiens, c’est plutôt inespéré pour un jeu dont le gameplay n’a rien de révolutionnaire, même si bon, et surtout disponible gratuitement en Print and Play (et même en français). Tant mieux pour l’éditeur (actuellement 63 500/6 000 $ et 2 290 soutiens. Fin le 06 mai).
 
 
 
 

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Les projets qui ont le plus attiré mon attention (en bien comme en mal)

 
 
 

qwarks-wanted-boite► fr Je vous averti d’emblée, la campagne de Qwarks Wanted par Smile Editions tient une place à part dans mon petit cœur tendre de joueur. Ne vous attendez donc pas à une objectivité maximale mais quand même un peu hein. Mon poste est en jeu et la censure Voxienne impitoyable. Il s’agit donc d’un jeu de Grégory Détrez, très sympathique garçon dont la campagne pour le jeu Qwarks premier du nom avait été un (relatif) grand succès. Jeu qui, de surcroît, a bénéficié d’excellents retours des joueurs.

Un « Monsieur Toutlemonde » qui vient modestement sur le forum de Cwowd [Ndlr : Gougou est aussi actif sur Cwowd, site spécialisé dans les projets ludiques participatifs] présenter le petit jeu qu’il a développé seul dans son coin et qu’il désire éditer lui-même via une campagne sur Kickstarter. Qui demande tout aussi modestement des conseils, qui accepte les critiques (parfois assez dures à entendre) en remerciant leurs auteurs et qui au final arrive, presque sans le vouloir, à générer un capital sympathie qui a grandement aidé au succès de la campagne. Et en plus, le jeu est bon dans son genre.

Surfant sur la mécanique mélangeant observation et rapidité qui fait encore l’immense succès de Dobble, Qwarks a su lui donner un petit coup de neuf en utilisant de façon fort intelligente le dos des cartes pour en faire un élément principal du gameplay, puisque c’est lui qui va déterminer la règle à suivre [Ndlr – un peu comme on a pu le voir dans Tropico chez Cocktail games] pour retrouver celles qui font gagner les points de victoire aux fins de lui taper dessus avant les autres.

Qwarks-Wanted-par-Smile-Editions-règleMais le Monsieur a encore quelques protos dans ses tiroirs et a bien l’intention de leur donner vie. Qwarks Wanted est donc le numéro 2 sur la liste. C’est un jeu à part (2 jeux même, mais je vais y revenir) qui reprend l’univers que personnellement j’adore, créé par Henri Kermarrec, aussi talentueux que Breton (l’inverse étant également vrai). Fils spirituel de Qwarks, le jeu tourne aussi sur une mécanique d’observation et rapidité, mais Grégory Détrez a su apporter assez de changements pour que les deux ne fassent pas doublon.

Wanted est un peu plus « compliqué » que son aîné, avec de gros guillemets car le mot est un peu fort. Le changement principal repose sur les critères qui déterminent les cartes cibles. Ce n’est plus le dos de la carte (dans le mode de jeu principal) qui remplit cet office mais une série de 4 cartes tirées aléatoirement à chaque manche sur lesquelles différents critères sont indiqués par des zolis dessins.

Ainsi il faudra trouver des cartes avec des « qwarks » qui sourient ou pas, de couleurs différentes, avec un certain nombre de tentacules, etc. Critères qui peuvent se cumuler sur la même carte pour un plus grand nombre de points. Mais ce n’est pas tout, ce serait trop simple. Histoire que vous vous fassiez bien proprement humilier par votre progéniture, une cinquième carte est tirée et dont le critère devient l’élément interdit. Si vous ciblez une carte avec ce critère, pas de point ! L’illustration de droite explique tout ça mieux que moi.

Je l’ai vaguement évoqué en début d’article, un deuxième mode de jeu existe, baptisé « Junior ». Vous l’aurez compris, il s’adresse aux plus jeunes. Mais inutile de vous bercer d’illusions, même s’ils ne savent pas encore lire vos rejetons vont quand même vous mettre minable. Autant l’admettre d’entrée. Il s’agit bien sûr d’une version simplifiée dans laquelle ne sont utilisées que les cartes qwarks et pour laquelle le dos de celle-ci sert à nouveau.

Je vous l’ai dit, j’ai de l’affection pour ce « petit » jeu d’ambiance fun et très malin. Mais en toute objectivité, si vous aimez les jeux de ce genre, ne passez pas sur cette campagne. Vous êtes assurés d’obtenir un bon jeu, bien édité (la qualité du matériel de Qwarks est excellente) et vraiment pas cher (13 €, frais de port inclus). Vous aiderez vraiment à faire de ce projet une réalité (actuellement 2 400/5 000 $ et 95 soutiens. Fin le 10 mai).

 
 

vampire-the-masquerade-heritage-box-art

► fr Vampire: The Masquerade – Heritage par Nice Games fait partie de cette rafale de jeux basés sur des licences de jeux vidéos dont vous allez être abreuvés jusqu’à plus soif d’ici aux vacances d’été. [Ndlr : Rendons à César … Vampire: The Masquerade est un jeu vidéo sorti en 2004 inspiré par l’univers et les règles du célèbre jeu de rôle éponyme édité en l’an de grâce 1991, devenu référence de l’approche narrative dans le monde du jdr]. 

Vous allez donc vous retrouver dans le rôle d’un vampire qui, tout en cherchant à échapper aux tarés de l’Inquisition, va chercher à percer de très anciens secrets. Il va falloir construire sa lignée (son clan quoi) sur 700 ans d’histoire, excusez du peu !
 
Mécaniquement, on est sur un jeu de draft (donc avec plein de cartes) qui se joue de 2 à 4, en campagne de 21 chapitres, le tout mâtiné de « legacy » (on va coller des autocollants sur les protège-cartes). Pas destruction de matériel donc. Chaque carte récupérée va faire avancer (ou reculer) un marqueur sur 3 pistes différentes, générant bonus et points de victoire. 
 
S’il est des éditeurs qui lancent leur campagne convaincus de sa réussite rapide et qui déchantent rapidement (suivez mon regard…), il en est d’autres dont le manque d’ambition quant au potentiel de leur jeu fait gentiment sourire. Et de fait, Nice Games s’est retrouvé fort dépourvu (en stretch goals) quand le financement s’en est venu (dans les premières heures de campagne). Du coup, on se retrouve à suivre une campagne ennuyeuse à mourir.
 
Et pourtant il y aurait théoriquement à dire sur les 3 extensions qui font partie du pledge « KS Edition » à 89 € et dont on ne sait rien de concret sur ce qu’elles apportent. Reste le pledge « Retail Edition » à 59 € + 15 de frais de port, dont le backer avisé attendra patiemment l’arrivée en français (Don’t Panic Games s’occupe de la localisation) dans sa boutique préférée, pour certainement moins cher (actuellement 361 000/33 000 € et 4 500 soutiens. Fin le 30 avril).
 
 

 

maximum-apocalypse-boite► Maximum Apocalypse par Rock Manor Games est un jeu d’aventures coopératif dans un univers post-apo, jouable en campagne de plusieurs scénarios, fort bien financé sur Kickstarter en 2017 par plus de 3 500 souscripteurs. Les retours sont plutôt très bons et le jeu bénéficie déjà de 3 extensions.
Il semblerait que l’éditeur ait décidé d’en rester là puisque voici proposé Maximum Apocalypse: Legendary Edition, qui n’est rien d’autre que l’ensemble exhaustif de tout ce qui a été édité à ce jour, réuni dans une grosse boîte. Mais pas que.

Viennent en sus 12 figurines pour représenter tous les protagonistes, un système de rangement du désormais classique GameTrayz et un bouquin servant d’introduction au jeu de rôle à venir basé sur l’univers du jeu. Le tout est en anglais et a priori sans aucun espoir de localisation par chez nous, et c’est bien dommage (actuellement 104 500/42 500 $ et 2 090 soutiens. Fin le 03 mai).

 

 

on-mars-box-art►  fr Un nouveau Vital Lacerda, c’est assez rare pour être signalé. Là encore, les fans du bonhomme (une race de gens bizarres, qui aiment se faire du mal à la tête en jouant) ont enclenché le mode « autopledge » depuis que la future existence de On Mars par Gryphon & Eagle Games a été officialisée.

Bon, c’est du Lacerda hein. Pour les fans sus cités, le thème est secondaire, une œuvre du Maître ne pouvant qu’être exceptionnelle. Pour les autres, On Mars est un jeu de gestion et d’optimisation de ressources (mais du genre costaud) dans lequel les joueurs vont devoir mener à bien le développement d’une colonie sur… Mars (vous l’attendiez pas celle-là hein ?), en compétition avec les autres joueurs bien évidemment. Schématiquement, si vous aimez vous triturer méchamment les neurones, jetez-y un œil plus qu’intéressé. Dans le cas contraire, circulez, y’a rien à voir.

Concernant la direction artistique, je vais à l’évidence me faire vouer aux gémonies, mais j’avoue personnellement que tous ces jeux aux couleurs criardes me sortent par les yeux (c’est le cas de le dire) et ce à plus forte raison quand, comme c’est le cas ici, le thème ne se prête pas vraiment à un tel traitement. Bref, j’aime pas. Mais comme il s’agit d’un critère à haute teneur en subjectivité, vous en conviendrez, ceux à qui cela plaît passeront outre mon avis en se gaussant de mon manque de goût (pourtant, j’en ai deux ^^). Une certaine honnêteté intellectuelle me pousse tout de même à reconnaître, et ce bien qu’il m’en coûte, que les meeples sont tous bien sympathiques. Sympathiques certes, mais avec des couleurs moches (gniark gniark…!). [Ndlr : ne l’écoutez pas, le jeu est superbe à côté de Terraforming Mars].

Concernant la campagne, aucun suspens, c’est carton plein. Financée à 4,5 fois au premier jour, et ce malgré la conséquente somme de 100 000 $ demandée pour ce faire, par 4 700 soutiens, la messe était dite d’entrée de jeu. Le rythme à plus de 300 contributeurs quotidiens des jours suivants s’est finalement stabilisé autour de 120. Les 31 stretch goals débloqués pour l’instant (plus à venir) sont, hormis le mode solo, tous du box upgrade (meeples en lieu et place des jetons cartons, plateaux double-couche, etc) transformant le jeu en édition de luxe qui ne dit pas son nom. Et à environ 80 €, les amateurs ne seront pas volés.

Le tout est disponible en français, vous l’aurez certainement noté grâce au petit drapeau au début de cet article. Mais d’une façon pour le moins originale. Vous ne trouverez aucun pledge en français sur la page de campagne. La seule façon d’obtenir le jeu dans notre langue est de passer une précommande sur Philibert, lequel se charge de la localisation. En plus de la vente et de la livraison donc. Et quitte à passer ladite précommande, passez d’abord sur le site de Cwowd, vous y trouverez un lien qui vous y mènera (sur la précommande, pas sur Cwowd) et qui permettra à Thierry, le boss de Cwowd, de financer cette piscine qu’il promet à son épouse depuis si longtemps le fonctionnement du site (actuellement 729 000/100 000 $ et 7 650 soutiens. Fin le 04 mai).

 

 

bloodborne-the-boardgame-boiteCMON, autrefois fer de lance du participatif ludique sur Kickstarter, est une société qui est depuis « rentrée dans le rang », mais qui mérite toujours une certaine attention de la part des backers, voire même une attention certaine. On attend toujours la campagne d’un jeu qui soit l’équivalent d’un Blood Rage ou d’un Rising Sun, jeux qui allient qualité de gameplay et de matériel. Leur nouveau projet, Bloodborne : The Boardgame pourrait peut-être bien être celui-ci.

Comme dit plus haut, c’est la mode en ce moment et on ne sera donc guère étonné que Bloodborne soit le rejeton du jeu vidéo éponyme. Dans un monde dark fantasy, des chasseurs de monstres se frittent avec moult bestioles belliqueuses. Cela nous donne un jeu de plateau coopératif avec, on l’aura deviné, tout plein de très belles figurines, ainsi que CMON sait si bien les faire. Bien évidemment, la direction artistique est fidèle aux graphismes du jeu vidéo, mais on remarque surtout les tuiles qui forment le plateau de jeu, particulièrement réussies. Comme souvent avec CMON, l’ensemble posé sur la table sera particulièrement agréable à l’œil.
 
Une des premières choses qui frappe en regardant la page de campagne, c’est le fait qu’on nous explique d’abord les mécaniques du jeu avant de nous faire voir le plastique. Comme quoi, tout arrive. Mieux : globalement la page est axée sur le gameplay, avec une vidéo explicative pour chacun de ses aspects : exploration, équipement, combat, etc. Impossible de dire que l’on ne sait pas ce sur quoi on mise ses sous. (Enfin, si on comprend l’anglais bien sûr.)
 
Le tout se veut une sorte de dungeon crawler eurotrash. Les joueurs vont se balader sur les tuiles qui forment le plateau de jeu, combattre des monstres, mais à travers des mécaniques un peu moins basiques que le Zombicide de base (bon, c’est pas très difficile non plus). Il va falloir bien gérer ses cartes, planifier une stratégie et faire des choix dont l’importance transparaît dans le fait qu’ils auront des implications dans la suite de l’histoire. Car Bloodborne se joue en mini campagnes de 3 scénarios, avec un fond narratif plutôt développé pour du CMON.
 
Par la grâce des early birds temporels, le démarrage de la campagne fut excellent, « à l’ancienne » dirais-je, avec le million de dollars et les 11 000 soutiens atteints en 24 heures à peine. Si CMON a su limiter la casse de l’après early birds temporels en les bloquant à 24 heures, la grosse chute a bel et bien eu lieu dès le troisième jour. Mais une chute à la CMON, qui passe de plus de 7 000 contributeur le deuxième jour à juste en dessous de 1 000 le troisième. Être obligé de dire d’une campagne que sa dynamique s’est écroulée car elle arrive à peine à 1 000 soutiens par jour, je connais une pelletée d’éditeurs qui vendraient père et mère pour ça. Tout ceci pour dire qu’au moment où j’écris ces lignes, Bloodborne vient de franchir les 2 millions de dollars et les 20 500 contributeurs. Enfin ! CMON se remue, et ça se voit.
 
Ce beau départ de campagne a bien sûr engendré le déblocage de nombreux stretch goals. 23 à l’heure actuelle pour être précis. Si la très grande majorité d’entre eux est composée de figurines, elles ont une vraie raison d’être car l’ensemble va former un extension entière, Chalice, dont les règles, cartes et tuiles de terrain sont déjà également débloquées. CMON est même allé (incredible but true) jusqu’à demander leur préférence aux soutiens, qui ont donc orienté l’extension vers l’une des deux « branches » d’évolution proposées. Cette extension est en tout cas une réelle plus-value par rapport aux campagnes aux stretch goals kiloplastiques aussi pléthoriques que « sert à rien », et qui rend le tarif du pledge unique à 100 $ d’autant plus intéressant. Et frustrant pour ceux qui, comme moi, auraient été intéressés par le jeu s’il avait été disponible en français. Edge avait pourtant annoncé jadis (il y a plus d’un an quoi) qu’il participerait aux futures campagnes CMON pour en proposer la version française directement. Visiblement, ce n’est encore pas pour cette fois..? Dommage (actuellement 1 200 000/200 000 $ et 19 200 soutiens. Fin le 13 mai).
 
 
 

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Le coin des extensions

 
 
 
 anachrony-fractures-of-times-box-art La campagne d’Anachrony : Fractures Of Time par Mindclash Games était très attendue des fans du jeu de base, eux aussi passés directement en mode « autopledge » à l’annonce de sa présentation. Nous sommes donc en présence d’une extension pas du tout stand alone pour Anachrony, jeu que d’aucuns n’hésitent à qualifier de meilleur jeu du genre jamais conçu. Dont acte.

Mais qu’apporte donc ce Fractures of Time ? Tout d’abord une nouvelle ressource, le « Flux », qui ajoute forcément de nouvelles possibilités mais dont l’utilisation s’avère délicate car sujette à de méchants retours de manivelle. Et qui dit nouvelle ressource dit aussi nouvelles mécaniques pour la mettre en œuvre. Ajoutez à cela une nouvelle faction, »The Path of Unity », des règles solo revues et corrigées et vous aurez une vision assez précise de ce que vous obtiendrez pour 45 $ (plus 10 $ de port pour la France). Un pledge « Infinite Box » (tout Anachrony dans une boîte spéciale) à 150 $ (plus 20 de port) est également proposé.

Comme de bien entendu, la campagne a été largement financée dès le premier jour, à plus de 6 fois par près de 4 000 soutiens pour être précis. Et le week-end Pascal n’a qu’à peine entamé une dynamique très… dynamique justement (actuellement 655 000/50 000 $ et 7 535 soutiens. Fin le 07 mai).

 
 
 

terraforming-mars-turmoil-box-art► fr Depuis sa sortie il y a 3 ans, Terraforming Mars est un jeu dont le moins que l’on puisse dire est qu’il fait parler de lui. Pour ses qualités ludiques d’abord (et heureusement). Heureux mélange de gestion de ressources, draft et placement de tuiles, il a su séduire de nombreux joueurs au point d’être encore classé à la quatrième place des meilleurs jeux de BGG. Mais il sait aussi à l’occasion se rappeler au bon souvenir de la communauté joueuse par la (non) qualité de son matériel. « Cheap » est généralement le qualificatif employé le plus gentil, mais « scandaleux » est aussi très bien placé dès que l’on ajoute dans l’équation le prix de vente du jeu. Bref, quoi qu’il en soit Terraforming Mars ne laisse pas indifférent.

Voici donc que débarque la cinquième extension en date, Terraforming Mars : Turmoil par Stronghold Games. Pas du tout stand alone, celle-ci apporte de nouvelles corporations, de nouveaux projets et un nouveau type de cartes, les Évènements Globaux. Bon, avec tout ça vous vous doutez bien qu’il y a aussi quelques bricoles concernant le gameplay, mais de toutes façons quand on aime le jeu de base, cette extension est quasiment obligatoire ! Pour ce qui précède, mais aussi pour les 5 plateaux de joueurs double couche, exclusifs à cette campagne. Et là, l’éventuelle petite hésitation à pledger s’envole : c’est maintenant ou jamais pour obtenir des plateaux joueurs aux normes de qualité du 21ème siècle, d’autant que le tarif est des plus raisonnable.

Les petits nouveaux ne sont pas oubliés, plusieurs pledges leurs sont dédiés, jusqu’au all-in à un chouïa plus que 150 € FdPIn. Pour la boîte de base, les 5 extensions et les plateaux double couche, il n’y a rien à dire (actuellement 1 017 000/20 335 $ et 2 900 soutiens. Fin le 02 mai).

 

 

monster-slaughter-underground-box-art► fr La campagne de Monster Slaughter avait été très bien rattrapée par Ankama après un départ disons… difficile, puisqu’elle a tout de même terminé avec près de 5 500 soutiens. Les retours se sont avérés plutôt positifs, tant au sujet du gameplay que de la qualité du matériel, à l’exclusion des portes amovibles pas vraiment top. Voici Monster Slaughter : Underground, la première extension.

Comme son nom le laisse finement entendre, l’action va désormais se dérouler aussi sous vos pieds, dans la cave située sous la maison de la boîte de base précisément. Un deuxième plateau de jeu en 3D est donc à ajouter à proximité du principal qui représente la cave donc, en une seule et même pièce. Détail qui a son importance, puisqu’il n’est pas possible aux personnages qui s’y aventureront d’aller se réfugier où que ce soit s’ils font une mauvaise rencontre.

Mais Underground n’est pas seulement constitué de cette cave. Viennent également de nouveaux  scénarios, de nouveaux évènements, de nouveaux visiteurs avec leurs figurines (une équipe d’intervention d’une sorte de SWAT particulièrement résistante) et surtout un nouveau système de mutations des monstres. En dépensant des points de victoire, il est possible d’acquérir des cartes qui vont rendre un de vos monstres ou toute sa famille plus forte en leur octroyant des bonus (relance de dés, résistance à l’expulsion, etc..). J’ai failli oublier une série de portes et barricades en plastique offerte pour palier les problèmes de qualité dont je parlais plus haut. Elles sont également disponibles en add-on pour 14 €.

Il est bien entendu nécessaire de posséder la boîte de base pour utiliser cette extension, mais elle est compatible avec la version boutique du jeu. Ankama a eu la bonne idée de proposer en add-on les bonus de la précédente campagne lesquels, ajoutés à une boîte achetée dans le commerce, permet d’avoir une version KS du jeu et ce pour 40 €. Le prix de l’extension s’élève quant à lui à 34 € (40 avec le port).
Voilà donc une extension laquelle, si elle ne révolutionne pas le jeu de base, lui apporte tout de même quelques petits plus non négligeables
(actuellement 68 200/33 000 € et 1 820 soutiens. Fin le 30 avril).

 

 

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Ils débarquent cette semaine

 

 

complexcity-box-art► Complexcity par Big Kid Games  – Le 29 avril

Pose de tuiles, développement de cité SF cosmopolite.
 

 

 

 

 

 

hostage-negociator-career-box-art► Hostage Negotiator : Career par Van Ryder Games – Le 30 avril

Un mode campagne pour Hostage Negociator, avec progression. Nécessite apparemment le jeu de base, l’extension Crime Wave et plusieurs Abductor Packs.

 
 
 
 
 

 

 

cultistorm-box-art► Cultistorm (reboot) par Purple Meeple Games – Le 30 avril

Coopératif cultiste (jeu de cartes). Vous pouvez déjà visionner le Ludochrono pour en savoir plus.

 
 
 
 
 
 

 

runika-and-the-six-sided-spellbook-box-art►  Runika and The Six-Sided Spellbooks par Fox Tale Games – Le 30 avril

Draft de dés entre apprentis magiciens.

 
 
 
 
 
 
 

 

fief-the-lords-miniature-ks►  Fief : The Lords Miniatures par Asyncron – Le 1er mai

Campagne pour des figurines avec possibilité d’obtenir un nouveau plateau de jeu représentant la France.

 
La prévisualisation de la page de campagne est disponible ici.
 
 
 
 

 

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Légende des symboles utilisés

coeur rouge : Désigne les campagnes conseillées par Shanouillette.

coeur bleu : Désigne les campagnes conseillées par Gougou69.

fr : Désigne les campagnes dont tout ou partie des éléments sont en français.

€ : Désigne les campagnes particulièrement intéressantes sur le plan financier.

Attention 2 : Désigne les campagnes que nous déconseillons fortement.

Le lexique du participatif

  • Add-on : (Nom m.) Ajouts optionnels et néanmoins payants proposés au cours de la campagne. Cela peut-être des packs de figurines, des extensions, des dés plus jolis, mais aussi des objets beaucoup plus dispensables tels que des t-Shirts ou des mugs, voire des pin’s (si si !). Dans tous les cas, les sommes collectées par ce biais participent à l’augmentation de la cagnotte et à atteindre les paliers des stretch goals.
  • Backer [bakeur] : (nom m.) Aussi utilisé, « pledger ». Personne qui avance de l’argent pour la réalisation d’un projet dont la campagne est en cours.
  • Box Upgrade : Modifications apportées tout au long de la campagne (souvent dans le cadre des stretch goals) qui permettent d’améliorer la qualité du matériel du jeu (cartes plus épaisses, carton de la boîte plus fort, dés spéciaux, etc…).
  • CAD$ : Dollars Canadiens (cours bien inférieur au Dollar US)
  • Campagne : Période au cours de laquelle le projet est proposé au souscripteurs. Généralement de 2 à 4 semaines, mais cela peut être moins ou beaucoup plus. Cette durée n’est pas anodine et ne doit pas être choisie au hasard par le porteur du projet. En effet, de celle-ci dépend la forme et la dynamique de la campagne.
  • CMoN : Initiales de l’éditeur “Cool Mini or Not”. Afin de briller en société et avoir l’air du mec (ou de la meuf) qui s’y connait, on le prononcera “Simone” (oui, comme la tata du même nom) et on proscrira les “kmone” ou, pire, les “komone”.
  • DPG : Initiales de l’éditeur “Devil Pig Games”.
  • Early Birds [eurli beurdz] : (Nom m.) Rien à voir avec des oiseaux qui arriveraient en avance. Il s’agit d’un nom poétique donné au pledge à prix réduit (généralement quelques dollars) ou avec un bonus proposé parfois aux tous premiers souscripteurs d’une campagne.
  • FdPI : Initiales de « Frais de Port Inclus »
  • KS : Contraction de KickStarter, la plus grosse plate-forme de financement du monde connu.
  • KS Exclu : Acronyme regroupant tout ce qui est proposé lors d’une campagne et qui lui est exclusif. Par exemple, un add-on ou un stretch goal « KS Exclu » ne se retrouvera jamais dans le commerce et ne pourra plus être acquis en dehors de la campagne. Mais certains porteurs de projets ont des notions bien personnelles de la signification du terme « exclusif ».
  • Mougeon : (Nom m.) Race animale grégaire endémique sur Kickstarter, mi-mouton mi-pigeon. Les spécimens qui la compose ont pour particularité d’avoir, au cours de certaines périodes de l’année qui correspondent peu ou prou à la durée des campagnes de financement les plus en vue, une capacité de discernement inversement proportionnelle à la taille de leur compte en banque.
  • Pledge [plèdj] : (Nom m.) Niveau de soutien proposé lors d’une campagne. Par extension, somme d’argent versée pour y accéder.
  • Pledge groupé (ou PG) : (Nom m.) Regroupement des participations de plusieurs soutiens géré par une personne, généralement pour diminuer (parfois drastiquement) les frais de port et après négociation avec le porteur du projet.
  • Pledger : [plédjé] (Verbe) Action de sélectionner un niveau de soutien et d’autoriser le débit de son compte de la somme correspondant en cas de réussite de la campagne.
  • Pledger : [plédjeur] (Nom m.) Voir « Backer ».
  • PnP : Initiales de « Print and Play ». Il s’agit d’un fichier (généralement PDF) gratuit ou payant, permettant d’imprimer les composants du jeu qui s’y prêtent et ainsi de le tester avant la fin de la campagne.
  • Reboot [rebout] : Deuxième (voire plus) lancement d’une campagne qui a précédemment échoué à être financée. En général, le porteur du projet essaie à ce moment là de corriger les erreurs qui ont mené à l’échec, mais pas toujours…
  • Reminder [wemeyndeur] : Option qui vous averti par mail de l’entrée d’une campagne dans ses dernières 48 heures et vous permet ainsi de juger de la pertinence d’y participer. Utile lorsque l’on est pas certain d’être intéressé en l’état en début de campagne.
  • Reprint : Nouveau tirage d’un jeu qui fait parfois l’objet d’une campagne participative.
  • ROW : Acronyme de “Rest Of the World”. Indique l’ensemble des zones géographiques concernées par des frais de port qui n’ont pas été déjà détaillées.
  • SG : Contraction de « Stretch Goals » (voir explication de ce terme).
  • Stretch Goals [strètch golz] : Paliers de financement qui, lorsqu’ils sont atteints, débloquent un ou plusieurs éléments supplémentaires venant généralement enrichir le jeu. Lorsque ces stretch goals sont spécifiques à la campagne et lui resteront exclusifs, on emploie l’expression acronyme de « SG KS Exclus ».
  • UE Friendly : Définit un projet dont le porteur s’est assuré que les colis de son jeu arriveront dans notre boîte aux lettres sans surcoût lié au passage en douane.

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5 Commentaires

  1. Photo du profil de TheGoodTheBadAndTheMeeple
    TheGoodTheBadAndTheMeeple 29/04/2019
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    J’avais rate l’affaire Kolossal Games, merci de la mise en lumiere !

  2. Photo du profil de Umberling
    Umberling 29/04/2019
    Répondre

    Je suis plutôt content du peu de SG de Vampire Heritage. Je trouve que c’est plus sain comme pratique… Après, c’est sûr que ça fait cheap d’avoir prévu le coup sur le début du financement pour se retrouver le bec dans l’eau après.

  3. Photo du profil de Kyojin
    Kyojin 29/04/2019
    Répondre

    c’est étonnant de la part de Stronghold Games de passer par cette plateforme pour une 5e extension, sais tu ce qui les a motivés ?

    et merci pour le PG de Kingdom Rush, le tarif est effectivement intéressant

    • Photo du profil de Gougou69
      Gougou69 30/04/2019
      Répondre

      Pas d’explication mais on peu supposer qu’ils aient eu besoin de tâter le terrain pour la quantité de production. Et puis il y a le côté marketing qui peut jouer aussi.

  4. Thierry 06/05/2019
    Répondre

    Merci pour le coup de pouce, c’est madame qui va être contente pour sa piscine… Dans ses rêves, la piscine ! Déjà, ça paie un hébergement de meilleur qualité, une optimisation pro du serveur et va permettre de le passer en infogérence …histoire d’éviter à l’avenir qu’un gars qui ne connait ni Linux, ni Apache (ni le reste) se retrouve à configurer et gérer un serveur.

    Je ne sais même pas comment cwowd a pu tenir tout ce temps avec moi les mains dans le cambouis, LOL

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