Participatif, la Sélection Naturelle du mardi 06 mars 2018

 

 

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 Salutations ludico-participatives !

Vous n’êtes pas sans avoir remarqué, sagaces lecteurs que vous êtes, que je suis encore à la ramasse cette semaine pour ce qui est de rendre ma copie à Dame Shanouillette [C’est pas faute de donner des coups de fouet -Ndlr]. Je veux juste vous rassurer et lever toute éventuelle équivoque : ça arrivera encore, et pas qu’une fois ! Voilà, c’est dit.

Il va falloir se pencher sur ce phénomène que l’on peut observer depuis le début de cette année. Très peu de projets ne trouvent pas leur financement et même mieux, lorsqu’ils financent c’est généralement assez largement. Bien sûr, il faut toujours se donner un minimum de peine pour préparer une campagne qui ne soit pas ridicule, mais même les plus modestes arrivent à attirer l’attention des soutiens. Les grosses machines à millions sont toujours là, avec toujours autant de succès. Mais elles entraînent dans leur course vers le succès de nombreux petits porteurs, et c’est tant mieux pour tout le monde.

Cette semaine a bien sûr été marquée par le lancement en grandes pompes du Batman de Monolith, mais aussi justement par l’arrivée de projets très modestes mais aussi très intéressants, tant ludiquement que financièrement. On a de tout quoi.

 

 N’oubliez pas d’aller jeter un œil à la chronique hebdomadaire sur le participatif de Thierry sur Cwowd.

 

Je vous souhaite une bonne lecture, et vous dis « À la semaine prochaine ! ».

 

     Chronique N°68

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Ça s’est passé la semaine dernière…

Les lancements de campagnes

 

 

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Dans Into The Black : Boarding Party par I Will Never Grow Up, les joueurs sont les membres d’un équipage de pirates intergalactiques qui viennent d’arraisonner un vaisseau marchand et vont aller piller allègrement ses cales. 

Sauf que l’équipage dudit vaisseau ne voit pas franchement les choses du même œil et est bien décidé à vous le faire savoir avec moult arguments tranchants et contondants.

De surcroît, chacun des pirates a un objectif personnel à lui tout seul à remplir dont les chemins vers son accomplissement ne sont pas nécessairement compatibles avec ce que veulent faire ses comparses. Et comme si cela ne suffisait pas, Ô cruelle destinée, il est fort possible que l’un des joyeux lurons de cette expédition ait la subite envie de faire cavalier seul et de planter un couteau dans le dos (au propre comme au figuré, mais plutôt au propre. Ce qui du coup n’est plus très propre, mais passons..) de ses petits camarades.

into-the-black-matérielAmi lecteur tu l’auras compris, malin et finaud comme tu l’es, nous sommes en présence d’un DCSCOCTP (Dungeon Crawler Semi-Coopératif à Objectifs Cachés et Traître Potentiel). Le gameplay est aussi simple que l’acronyme est compliqué. Chaque joueur choisit un personnage et tire un objectif personnel (qui peut en plus être d’être le traître), un objectif commun est déterminé, la tuile de sas du vaisseau à visiter est placée et zou ! Vogue la galère !

Lorsqu’un personnage entre dans une pièce, on retourne la tuile correspondante et on tire un certain nombre de cartes. Si des vilains pas beaux se montrent, le tour de jeu se termine et on résout le combat. À la suite de quoi, le marqueur sur la piste d’appréhension est avancé d’un cran et les gardes de la cargaison se lancent à la recherche des pirates. Je sais pas vous, mais dit comme ça, moi ça me fait furieusement penser à Masmorra.

Les conditions de fin partie sont au nombre de trois. Si le marqueur de la piste d’appréhension atteint le niveau 24, tout le monde a perdu. Si le traître atteint son objectif, il gagne et tous les autres perdent. Pour que l’ensemble des joueurs gagne, il faut que chacun d’entre eux ait rempli son objectif personnel ET que l’objectif commun ait également été atteint.

into-the-black-carte-captainCette campagne est un reboot, une première tentative ayant échouée en septembre dernier. Pas de vrai changement, le prix du pledge reste le même, le niveau de financement ayant baissé de manière anecdotique. Ce qui n’a pas non plus changé, c’est le matériel. Là, je suis partagé. Globalement, ce n’est pas laid. Mais disons que l’ensemble ne fait pas plus envie que ça. Les tuiles formant les pièces à visiter du vaisseau, par exemple, sont très très bof si vous voulez mon avis. 

Même si le financement a tardé, il est tout de même là et cette deuxième itération a rassemblé en deux jours une somme supérieure à ce que la première a récolté sur toute la durée de sa campagne. Comme quoi, quand c’est pas le moment, c’est pas le moment. Suffit parfois d’attendre un peu et de remettre le couvert pour que ça passe. La dynamique est loin d’être extraordinaire avec une petite dizaine de soutiens quotidiens en moyenne et est surtout très chaotique. Quoi qu’il en soit, elle reste positive (actuellement 10 600 / 11 500 $ et 146 soutiens. Fin le vendredi 30 mars à 03h00).

 

 

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coeur bleu Le terme de pool building n’est guère usité. Il désigne une mécanique dont le concept est de piocher dans un sac des dés (ouiiiiiiii !!!! ) qui vont vous permettre d’effectuer certaines actions. Dice Settlers de David Turczi (par NSKN) est l’un de ces jeux. Des colons (les joueurs) vont devoir explorer, coloniser et s’imposer sur une terre nouvellement découverte. Il s’agit d’un 4X (eXplore, eXpand, eXploit, eXterminate) à base de dés gérés par du pool building donc. Oui ok, forcément, on est dans du 4X light.

Light, mais pas laid. Certains ont beau en avoir par dessus la tête du Sieur « The Mico », on ne peut pas lui enlever un certain talent pour créer une atmosphère particulière dans les jeux qu’il illustre. Certes, les hexagones des terrains à découvrir pêchent un peu niveau graphisme. Ça pourrait très facilement être plus beau, mais on peut espérer que d’ici la fabrication du jeu, cet aspect là s’améliore. 

En revanche, la version Deluxe (ben oui, obligé quoi…) envoie du pâté. Les ressources troidé sont magnifiques et les tipis ainsi que les petites maisons en plastique sont du meilleur aloi. Le tout associé aux très jolis dés customs (les dessins des dés sont aussi de « The Mico ») donne vraiment envie de commencer à plonger la main dans le sac.

dice-settlers-matérielUn 4X light à base de dés, ça donne quoi ? Chaque joueur commence la partie avec 5 dés (3 blancs, 1 vert et 1 jaune), on place de 2 à 4 tuiles de départ sur la table sur lesquels chaque joueur place l’un de ses tipis et c’est parti !

Une partie se déroule en plusieurs rounds, chacun est divisé en 4 phases. Phase 1, dite de lancer. Le joueur dont c’est le tour lance un nombre variable de dés piochés dans son sac. Il a la possibilité d’en « dépenser » certains pour en relancer d’autres et peut aussi utiliser les dés ressources pour acquérir de nouveaux dés.

Pendant la phase 2, dite d’action, les joueurs vont pouvoir user de deux actions principales et d’éventuellement d’autres actions secondaires pour explorer de nouveaux lieux, coloniser, attaquer leurs petits camarades, effectuer des récoltes qui vont rapporter des ressources, « louer » de nouveaux dés pour les futures phases de lancer, échanger des points de victoire contre des ressources ou de nouveaux dés ou effectuer des recherches technologiques.

Vient la phase 3, dite de nettoyage, où les dés utilisés sont mis de côté. Puis la phase 4, où l’on vérifie si l’une des conditions de fin de partie est remplie et, dans l’affirmative, on compte les points (acquis de façons aussi diverses que variées) pour désigner le vainqueur.

C’est un jeu avec des dés, donc forcément avec une part de hasard non négligeable. On reconnait un bon jeu de dés à ce qu’il propose comme règles pour permettre une certaine maîtrise de ce hasard. Dice Settlers me paraît faire partie des bons jeux dans le genre. On jette des pelletées de dés (miammmm !!!), mais leur résultat doit être analysé et géré assez subtilement. L’interaction entre les joueurs est bien présente et personne ne va jouer à développer son petit chez soi seul dans son coin.

dice-settlers-plateau-hexagonesReste à parler finances, et c’est là qu’est l’os. Les dés custom ont a un coût, et il se retrouve dans le prix des pledges. Environ 52 € frais de port inclus pour la version de base, ça commence à faire mais ça passe. Pour la version Deluxe, la note monte à 73 € et si les composants justifient le prix, ça commence à piquer sévère pour un jeu somme toute relativement « léger ».

Notez bien qu’à titre personnel cet état de fait ne me dérange pas et encore moins ne me choque. J’ai toujours dit que je préfère payer plus cher pour avoir du matériel de qualité. Je me souviens même avoir acheté dans ma prime et folle jeunesse une version grand luxe du Monopoly qui m’avait coûté une blinde. Si avec ça je ne vous ai pas convaincu de la sincérité de mes propos…

Mais (car il y a toujours un « mais ») Cwowd est là pour vous, pauvres hères en détresse ! Cwowd, mais surtout Kakitaben en l’occurrence, le champion du monde incontesté des pledges-groupés-de-malade. Il nous a encore une fois obtenu des conditions pour le jeu que « sur la vie d’ma mère, tu l’vois, tu l’crois pas ». Je vous invite ardemment à aller jeter un œil dans la section dédiée, tout en bas de cette chronique. Mais autant vous le dire tout de suite, si vous hésitiez et arriviez à résister à cause du prix, considérez que vous êtes foutu.

dice-settlers-désAvant d’évoquer le déroulement de la campagne, je ne peux pas passer sur une nouveauté lancée par NSKN, nouveauté qui a pour ambition de mettre un petit coup de jeune au principe des strech goals. On le sait, ces derniers ne sont en rien indispensables et encore moins les garants de la réussite d’une campagne. Tout dépend du projet et du contexte, mais leur absence est tout de même bien souvent synonyme de grosse gamelle. Les stretch goals, même « faux » (on enlève des éléments prévus dans la boîte de base et on les remet en fonction des paliers de financement atteints) et qui ne trompent personne, font le spectacle et donnent une plus grande visibilité à la campagne. 

Or donc, NSKN a décidé de faire preuve d’originalité en la matière. Démarche aussi intéressante qu’osée lorsque l’on agit ainsi sur la plus grosse campagne de son histoire et qu’on n’a pas l’assise des sociétés les plus en vues du secteur. Alors qu’en est-il ? Et bien les stretch goals tels qu’on les connait (déblocage d’un nouvel élément lorsque le financement arrive à une somme donnée) sont remplacés par des « réalisations ». En anglais, ça donne « achievements » et cela doit causer beaucoup plus à la majorité d’entre vous.

dice-settlers-ressources-luxeCes « achievements » sont une sorte de « super stretch goals ». Ils sont débloqués en fonction d’un palier de financement et consistent en une série d’objectifs à atteindre en un temps donné. Pour exemple, le premier « achievement » de la campagne consistait en l’obtention en 48 heures maximum de 3000 « likes » sur la page Facebook de la société ou de 160 « fans de » sur la page BGG du jeu pour débloquer deux nouvelles cartes de technologie. Si l’objectif, ou l’un des objectifs lorsqu’il y en a plusieurs, est/sont atteints avant la fin du temps imparti, un nouveau est ajouté. Mais le temps n’est pas augmenté pour autant et seuls les objectifs atteints sont pris en compte, les autres sont purement et simplement passés à la trappe. Ainsi, sur le deuxième « achievement » l’objectif rajouté n’a pas été atteint, ce qui n’a pas manqué de générer de la frustration chez certains, qui ne se sont pas gênés pour le faire savoir.

On peut mettre au crédit de NSKN de tenter quelque chose d’innovant dont, en cas de succès, on peut être sûr que le principe sera repris plus tard par d’autres. Mais seulement en cas de succès avéré. C’est à dire qu’il faudra être certain que cette nouvelle façon de faire est une plus-value pour la campagne, qu’elle apporte un vrai plus par rapport aux stretch goals classiques. A titre personnel je ne suis pas, à ce stade de la campagne, convaincu que cette méthode soit vraiment plus intéressante. Je la trouve même extrêmement risquée.

dice-settlers-maisons-luxeCar si trop d’objectifs ne sont pas atteints, la frustration générée va être très difficile à gérer. Il ne sera pas envisageable pour de nombreux soutiens que certains des objectifs proposés tel, par exemple, celui de l’augmentation de la taille des dés, ne soient pas atteints (j’ai pris la taille des dés en exemple, mais c’est valable pour tous les éléments proposés en objectif à atteindre).

J’ai bien peur que l’effet soit exactement le même que lorsque trop de stretch goals sont dévoilés à l’avance sur une campagne classique. Le backer ne va pas voir ce qu’il a déjà « gagné », mais uniquement ce qu’il n’a pas réussi à avoir. Et en l’occurrence, avec les dés, l’impression d’avoir au final une version (surtout Deluxe, donc chère) « dégradée » va très certainement s’ancrer dans l’esprit des soutiens et provoquer des retraits de pledges préjudiciables à la campagne et des propos peu amènes sur sa page de commentaires.

Vous l’aurez compris, je dubite. Je ne suis actuellement pas convaincu du tout que cette méthode novatrice soit particulièrement pertinente. Il va être intéressant d’observer de près dans les semaines qui viennent le déroulement et l’impact sur la campagne de ces « achievements ».

La campagne, justement, parlons-en. Financée dès le premier jour à un peu plus des 40 000 $ nécessaires, elle roule sur une dynamique de 70 bons gros soutiens quotidiens et est désormais financée à 2 fois. Les 1 200 soutiens viennent d’être dépassés et Dice Settlers est bien parti pour être une des meilleures campagnes de NSKN, si ce n’est la meilleure (actuellement 85 500 / 40 000 $ et 1 230 soutiens. Fin le jeudi 22 mars à 23h59).

 

 

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fr coeur rougeLa rencontre du jeu de plateau traditionnel (en carton et plastique, pour schématiser) avec le numérique a été tentée à de nombreuses reprises, et ce avec plus ou moins de succès. Généralement plutôt moins, avouons-le. Le dernier exemple en date, et qui lui serait plutôt positif, est le jeu Uboot, dont la campagne s’est terminée sur un beau succès il y a peu. L’application qui sera livrée avec n’est pas une simple application compagnon, comme on peut en trouver déjà pas mal pour différents jeux, mais fait partie intégrante du gameplay et sans elle, le jeu n’a aucun intérêt. 

Lucky Duck Games sort de sa politique éditoriale habituelle (le portage en jeux de plateaux de jeux mobiles à succès) et tente le coup d’une telle association en employant une technologie dont on nous rebat les oreilles depuis des années, mais dont on ne peut pas dire qu’elle se soit rendue indispensable dans nos quotidiens : la réalité virtuelle, plus connue sous les initiales « VR » du terme anglo-saxon Virtual Reality. Nous sommes là sur une technologie de réalité virtuelle que je me permets de qualifier « d’entrée de gamme ». J’entends par là qu’il n’est nul besoin de posséder un ordinateur à faire pâlir d’envie les supercalculateurs de la NASA ni même l’une de ces monstrueuses lunettes lesquelles, en plus de vous faire passer pour un guignol quand vous les avez sur les yeux, sont aussi chères que peu discrètes. Mais j’y reviendrai plus loin.

chronicles-of-crime-plateauLe jeu qui bénéficie d’une telle débauche de technologie s’appelle Chronicles of Crime. Pour faire court, il s’agit d’un Sherlock Holmes Detective Conseil dont on aurait remplacé tous les éléments de la boîte par un plateau, quelques cartes et surtout une application de réalité virtuelle. Un jeu d’enquêtes donc. Les joueurs vont avoir des affaires criminelles à résoudre et pour cela se rendre sur des lieux pour les examiner, interroger les témoins… Le résultat de leurs recherches se verra (au vrai sens du terme) sur un smartphone, une tablette voire, encore plus pratique, sur la télévision du salon par mirroring.

Comme je viens de le dire, le matériel du jeu se compose d’un plateau central (appelé « plateau des preuves ») sur lequel se trouve essentiellement 20 cases pouvant accueillir des cartes représentant des éléments de preuve qui vont y être placées au fur et à mesure de l’avancée de l’enquête, de plateaux plus petits représentant les lieux à visiter et qui seront accolés au central une fois découverts, de 4 mini plateaux individuels (un pour chaque scientifique auquel il est possible de soumettre des éléments à analyser) et de cartes.

La direction artistique rend l’ensemble assez joli, même s’il n’y a pas de quoi se relever la nuit, celle-ci étant totalement orientée vers une certaine neutralité. En effet, l’ingénieux système de jeu et la souplesse de la gestion via une application permettent de placer les protagonistes de l’enquête dans n’importe quelle époque, pays et même atmosphère (ce qui donne le champ libre à toutes sortes d’extensions futures, gratuites ou payantes, sans ajout de nouveau matériel). Le matériel doit se fondre dans l’ambiance désirée et ne peut donc avoir aucune « personnalité forte ».

chronicles-of-crime-lunettes-3D-2À ce matériel de base, vient s’ajouter bien entendu un appareil mobile sous iOs ou Android (non fourni avec le jeu, précisons-le au cas où…) de préférence équipé d’un gyroscope et, possiblement en fonction du niveau de pledge choisi, une paire de mini lunettes qui vient se clipser au-dessus de l’écran et donne un effet 3D aux images de réalité virtuelle. Ces lunettes ne sont en aucun cas nécessaires, tout comme le gyroscope d’ailleurs. Ces deux éléments permettent simplement une plus grande immersion dans l’ambiance.

Mais comment cela fonctionne-t-il donc ? Le jeu étant entièrement géré par l’application, la première chose à faire est de choisir un scénario parmi tous ceux proposés. chronicles-of-crime-tuile-westminsterLe scénario choisi, il suffit de se laisser guider par l’application. On vous place le décor, l’ambiance, le pourquoi du comment de l’enquête à mener, un lieu du crime et une victime (chacun de ces éléments ont leur équivalent « en dur », à savoir un mini plateau lieu et une carte personnage) et hop, c’est parti ! Aux joueurs de décider qui va où et y fait quoi.

Il n’y a pas de tour de jeu, c’est du « full coop » et tout le monde doit se mettre d’accord. Et oui, attention au joueur Alpha brise-burnes. On doit se mettre d’accord, mais cela ne doit pas signifier des parlottes sans fin. Parce que l’histoire, elle, continue de se dérouler. Chaque action se paye en temps de jeu et il faut donc essayer de les rationaliser et de ne pas partir dans tous les sens. Je ne vais pas détailler le fonctionnement du gameplay, parce qu’un excellent Ludochrono a été réalisé et que vous pouvez aussi lire cette news.

Les retours de Cannes laissaient supposer que le jeu avait fait mouche sur le salon et que l’on pouvait s’attendre à un bon départ. Ce fut le cas. Financé à plus de 10 fois les 15 000 $ demandés, on peut dire que c’est correct. Au bas mot. Et la gentille dynamique à une moyenne d’environ 250 soutiens quotidiens, ça aussi on peut dire que c’est correct. Bref, on peut surtout dire que c’est un joli carton ! Au bout d’une semaine de campagne, c’est 20 fois le financement qui a été récolté, apporté par près de 3 700 soutiens. M’est avis que cela dois consoler les Canards Chanceux du flop de leur précédente campagne (actuellement 332 500 / 15 000 $ et 3 760 soutiens. Fin le mercredi 21 mars à 00h00).

 

 

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fr Je ne vous cache pas que ce n’est pas sans une certaine (toute petite) appréhension que j’entame l’écriture de cette partie de ma chronique. Je sais déjà que je vais relire mon texte cinquante fois pour être sûr que chaque mot soit bien pesé et sa portée éventuelle dans l’esprit du lecteur envisagée sous toutes ses possibilités d’interprétation.

Car si je tiens cette chronique, c’est en grande partie par plaisir de faire découvrir et d’expliquer le participatif ludique et certainement pas pour passer mon temps à justifier des écrits qui auront, de plus, été librement interprétés par le plaignant, et souvent dans le sens qu’il voulait, lui, dès le départ. Lorsqu’on entreprend de parler de Monolith et de ses œuvres, on sait déjà que l’on marche sur des œufs, tant certains soutiens de cet éditeurs ont les nerfs à fleur de peau. Et lorsque l’on est de surcroît siglé Cwowd, le cheminement s’apparente beaucoup plus à du franchissement de terrain miné. Les yeux bandés, le franchissement.

Cette petite introduction faite, passons au sujet qui nous intéresse : Batman : Gotham City Chronicles. Nouveau gros projet de Monolith, le gameplay du jeu est basé sur celui, désormais bien connu, de Conan. Rien de rédhibitoire à cela, bien au contraire, d’autant plus que des retouches y ont été apportées. Le jeu oppose toujours des héros à un « overlord » et ses sbires, et ce en totale asymétrie. On retrouve toujours le très malin « Livre de Skelos » mais qui prend là le nom de « Command Board », Cl4renko nous régale toujours les yeux avec ses magnifiques maps, lesquelles sont toujours divisées en zone et nous retrouvons toujours les dizaines de magnifiques figurines aux sculptures uniques qui sont un peu désormais la marque de fabrique de Monolith.

batman-setupAlors il s’agit simplement d’un Conan rethématisé ? me direz-vous. Que nenni, vous répondrais-je. C’est la même chose, mais en pas pareil. Je pense que l’on peut dire qu’à peu près tout a été amélioré. La mécanique de base est toujours là, mais des retouches ont été apportées qui font toute la différence. Il est par exemple désormais possible de jouer à un contre un, chacun des joueurs dirigeant ses unités par l’intermédiaire d’un Command Board. Cette possibilité  était une demande qui revenait souvent pour Conan, et il semblerait d’ailleurs que l’adaptation de ce mode « 1 Vs 1 » pour ce dernier soit en cours. Le fan de Conan est en terrain connu et ne devrait pas être déçu, celui qui n’a pas aimé peut tout de même y trouver son compte, au-delà du thème, grâce aux changements effectués qui transforment l’expérience de jeu.

L’ergonomie du Command Board, en plus d’avoir été adaptée aux règles de Batman, semble bien supérieure à celle du Livre de Skelos. Également, les fiches de personnage ont été complètement remaniées pour devenir des « Hero Bat-Tablets », en quelque sorte des mini Command Board sur lesquels viennent se poser les fiches spécifiques à chaque personnage en fonction du scénario joué. Au vu des images de la page de la campagne, les joueurs vont grandement y gagner en plaisir de manipulation.

batman-azraelD’ailleurs, tout le matériel promet du plaisir. Depuis les premières images qui avaient été dévoilées voici plusieurs mois, le look a bien changé. Exit les silhouettes des figurines et le ton monochrome des fiches de personnages. Celles montrées sur la page de la campagne sont à la fois bien plus esthétiques et dans l’esprit du jeu. Les figurines, sculptées par quatre artistes différents, sont toutes plus magnifiques les unes que les autres, pour qui aime Batman bien entendu (et ce Batman là qui plus est). Je l’ai déjà mentionné plus haut, les différents plateaux de jeu réalisés par Cl4renko sont une nouvelle fois juste superbes.

Un éditeur adulé par beaucoup, certes encore décrié par bien d’autres (et ce malgré les énormes efforts déployés pour réparer les erreurs faites sur la campagne de Conan), une licence dont le moins que l’on puisse en dire est qu’elle est « bankable », ajoutez un matériel pléthorique et de qualité et vous obtenez un cocktail qu’on peut estimer comme étant tout à fait détonnant.

batman-wayne-mannor-mapDétonnant, ce le fut puisque le lancement de la campagne de Batman a tout simplement fait planter le serveur de Kickstarter à cause de l’affluence ! Seulement quelques minutes de frayeur plus tard, c’était parti pour de bon. Le financement a été atteint en quelques minutes et le million de Dollars en quatre heures. 24 heures après le coup d’envoi, c’est 1 700 000 $ qui ont été rassemblés, amenés par 6 700 soutiens.

Le deuxième jour a permis d’ajouter 520 000 $ au pot et 2 230 soutiens supplémentaires. 2 220 000 $ et pratiquement 9 000 souscripteurs en 48 heures, on peut sans problème considérer ce début de campagne comme un carton. À titre de comparaison, les deux dernières campagnes emblématiques que sont Zombicide Green Horde et Rising Sun, toutes deux par CMON, ont fait le premier jour respectivement 1 250 000 $ / 10 850 soutiens et 1 280 000 $ / 13 000 soutiens.

Batman ne démérite pas, surtout qu’il faut prendre en compte le tarif des pledges, bien plus élevé dans son cas. Et on en arrive au sujet qui fâche : les sous. La campagne de Batman propose seulement deux pledges : celui de base, à 140 $, et le all-in, à 320 $, ces prix s’entendant hors frais de port (et on est en droit de supposer qu’ils vont piquer un peu).

batman-gotham-city-chronicles-boitesAlors je le dis d’entrée : tout élevés qu’ils soient, ces prix sont parfaitement justifiés par rapport à ce qui sera fourni. Certes, tout le monde ne pourra pas céder à la tentation, mais c’est valable pour plein de chose dans la vie de tous les jours et la plupart des gens font avec (ou plutôt sans, en l’occurrence 😉 ). Hurler à la mort dans les commentaires ou sur Facebook en prétextant que « Monolith c’est trop des méchants parce que je ne peux pas me payer leur jeu qui me fait vachement envie » procède donc de la plus extrême mauvaise foi. C’est cher, indéniablement, mais pas « trop » cher. C’est même un tarif plus que correct quand on y ajoute les stretch goals qui tombent comme à Gravelotte.

Par contre, une chose est certaine, c’est que ce niveau de prix dessert la campagne. On est quand même dans le très haut du panier à cet égard et, comme à l’accoutumée, le soutien potentiel ne va retenir que le prix de ce qu’il considère comme le jeu complet, celui du all-in. À cet inconvénient s’ajoute celui généré par la façon de procéder assez atypique de Monolith sur cette campagne. Dès les premières minutes, tout est mis sur la table : boîte de base, add-ons et all-in. Enfin non, pas vraiment tout.

batman-redhoodClairement, de la boîte de base ont été retirés tous les éléments qui constituent les stretch goals. Cela n’a rien de scandaleux, c’est même très courant voire systématique chez certains éditeurs (j’en parlais plus haut). Ce n’est donc pas le procédé en tant que tel qui pose question, mais le fait qu’il renforce l’impression d’un jeu cher lorsque l’on regarde le contenu de la boîte de base, sans stretch goals donc, rapporté à son prix. Et cette sensation est d’autant plus prégnante que l’un des plus grands atouts du jeu, la confrontation en 1 vs 1, n’y est pas incluse et est proposée en add-on.

Pourquoi ne pas avoir poussé la logique jusqu’au bout et ne pas avoir proposé directement deux offres claires et surtout complètes, sans aucun stretch goals ? Pour garder un peu de cette notion de spectacle ? Alors il n’aurait pas fallu dévoiler add-ons et all-in dès le départ, non ? Comparé à ce à quoi nous sommes habitués, l’ensemble fait un peu bancal et nous pousse à nous interroger sur l’évolution de la campagne à moyen terme. À l’heure où j’écris ces lignes, la baisse est d’ailleurs déjà très nette, la dynamique est descendue jusqu’à 200 soutiens quotidiens hier. Ce qui peut paraître beaucoup est en réalité un réel souci et peut même devenir préoccupant si la baisse s’accentue, car l’objectif de 4 millions de dollars que s’était fixé Monolith serait alors de plus en plus difficile à atteindre.

De même, la fin de campagne un samedi soir n’était pas la meilleure option à choisir, loin s’en faut. C’est juste, avec le dimanche soir, un des plus mauvais moment de la semaine pour une fin de campagne et cela risque de coûter un gros paquet de soutiens au final. La règle et les scénarios sont en français, mais le matériel reste en anglais (peu de texte, et essentiellement le nom des personnages) (actuellement 2 617 000 / 500 000 $ et 10 970 soutiens. Fin le samedi 31 mars à 21h00).

 

 

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Les nouvelles campagnes, en bref…

 

palm-island-box-art

coeur bleuPalm Island par Portal Dragon vous propose de faire prospérer un village posé sur une île. C’est un jeu un peu particulier en cela qu’il se joue avec 17 cartes et qu’il est conçu pour être utilisé absolument partout car sans table ni accessoire quelconque. En effet, ces 17 cartes sont tenues en main en un paquet. Chacune d’entre elles a 4 états et sont soit retournées, soit mises sous les autres cartes, soit tournées à 90° lorsque les ressources qui sont dessus sont utilisées.

Jeu solo avec 17 cartes, il se mue en compétitif ou en coopératif à 2 joueurs avec les 17 autres cartes fournies dans la boîte, auxquelles vont s’en ajouter d’autres au fil des stretch goals débloqués (6 actuellement, 3 d’amélioration de matériel et 3 autres qui apportent 8 cartes en plus).

Autre particularité, un pledge propose des cartes plastifiées, et ce pour un tarif à peine supérieur à celui avec les cartes classiques. Au vu de l’intense manipulation dont elles vont faire l’objet, les cartes plastifiées risquent fort de ne ps être un luxe.

Jeu malin, simple, facile à transporter partout et proposé à un petit prix, beaucoup se voient avec sur la plage cet été et la campagne est une franche réussite. Financée à trois fois au premier jour, la dynamique est excellente avec plus de 150 soutiens quotidiens. Après une semaine, le jeu a rassemblé près de 10 fois son financement et plus de 2 000 soutiens sont au rendez-vous. Un chouette succès, je vous le dis. Malgré le fait qu’il ne soit disponible qu’en anglais, je lui ai tout de même décerné un « coup de cœur » pour son originalité alliée à la générosité des stretch goals malgré un tout petit prix (actuellement 45 500 / 4 000 $ et 2 290 soutiens. Fin le mercredi 14 mars à 19h00).

 

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Attention 2 Cult est le nouveau jeu édité par Cryptozoic, et il semblerait bien que Cult soit un bon, voire un très bon, jeu dans sa catégorie (la très originale catégorie de pose d’ouvriers). Vous pouvez lire la news publiée hier par Ludovox, après une partie jouée à Cannes. C’est bon, à tel point qu’il sera édité en français par Bragelonne vers la fin de cette année. À l’origine, Bragelonne devait participer à la campagne et gérer le pledge en français, mais Cryptozoic a décidé unilatéralement de lancer la campagne en avance sans avertir qui que ce soit, certainement afin de bénéficier des retours suite aux démonstrations effectuées par Bragelonne à Cannes. Discutable, la démarche ! 

Patience donc si le jeu vous intéresse ! Vous aurez le jeu en français et vous pourrez soutenir un nouvel éditeur de chez nous (actuellement 18 400 / 25 000 $ et 375 soutiens. Fin le samedi 17 mars à 07h59).

 

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Pocket-Sub par Alley Cat Gamesest décrit par son éditeur comme un jeu abstrait brise neurones au matériel minimaliste. Brise neurone, certainement. Abstrait, ça se discute tant le thème colle bien à la mécanique. Ou l’inverse. 

Le but est de couler les sous-marins adverses en déposant des mines, bien entendu en cherchant à échapper aux leurs, de mines. le tout se joue sur des hexagones formant le plateau de jeu et semble, en effet, être à même de faire chauffer les matières grises. Tous les éléments de jeu sont visibles, et c’est la fête du « tu penses que je vais faire ça, alors je ne vais pas le faire, mais comme tu es capable d’avoir pensé que je ne vais pas le faire, je vais le faire quand même, encore que… ». Enfin, vous voyez le genre. Pour plus de détail, je vous renvoie à la page de la campagne.

Niveau look, le jeu s’en sort très bien. Les hexagones ne sont pas bêtement bleu uniforme et sont même très jolis. Les jetons en carton sont eux aussi très esthétiques, et les meeples de sous-marins sont juste magnifiques (pour des meeples, hein). Matériel minimaliste, mais look au top. Le tout tient dans une boîte qui est elle-même censée tenir dans une poche, mais là je demande à voir.

Tout comme pour Palm Island, petit jeu ne signifie pas petite réussite. La campagne a été financée au premier jour à plus de deux fois les certes relativement modestes 2 900 £ et une gentille petite dynamique d’une quarantaine de soutiens quotidiens s’en est suivie. Les 500 souscripteurs sont largement franchis et on peut se permettre de dire que les 1 000 ne devraient être qu’une simple formalité (actuellement 11 400 / 2 900 £ et 550 soutiens. Fin le jeudi 15 mars à 07h00).

 

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Secret Unknown Stuff : Escape From Dulce par Sentient Cow Games met les joueurs dans la peau de prisonniers des geôles d’un laboratoire dans une base militaire secrète. Ces prisonniers ne sont plus vraiment normaux à force d’expériences bizarres effectuées sur leur personne. Comme ils commencent à en avoir un peu plein le dos et que les transformations subies ont tendance à leur avoir procuré des capacités qu’ils n’avaient pas auparavant, ils décident de se faire la belle… sauf que les militaires ne l’entendent pas de cette oreille et du coup, bah y’a baston !

Le pitch a le mérite d’un minimum d’originalité. Le jeu avait déjà été présenté sur Kickstarter en mai dernier et s’était pris un râteau mémorable en ne rassemblant guère que le dixième du financement. Comme on ne change pas une équipe qui gagne (et visiblement même si elle ne gagne pas), la campagne est donc relancée telle quelle, sans rien y changer d’autre que le niveau de financement qui passe de 90 000 à 35 000 $. Les mêmes éléments produisant souvent les mêmes effets, au bout de 6 jours ce n’est même pas la moitié du financement qui est atteint. Ça ne veut pas dire que ça ne financera pas, mais c’est quand même assez mal barré.

Le jeu lui-même n’est peut-être pas mauvais, mais la direction artistique globale fait bien trop amateur et doit repousser pas mal de monde d’entrée (actuellement 17 800 / 35 000 $ et 245 soutiens. Fin le dimanche 1er avril à 21h00).

 

 

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Suivi des campagnes précédemment lancées

 

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fr ? Kami-Sama par Kolossal Games a passé globalement une bonne semaine. Rien d’extraordinaire, mais avec une moyenne d’une petite quarantaine de soutiens, c’est correct. Ce qui est plus gênant, en revanche, c’est la baisse amorcée juste avant le week-end. Ce n’est peut-être que l’apparition d’un ventre mou un peu précoce, mais ça nous ne le saurons que la semaine prochaine. Suspens !

En tout état de cause, les 1 000 soutiens sont en vue et la campagne est presque financée à deux fois. 12 stretch goals ont été débloqués, apportant du gameplay et quelques meeples personnalisés. La version française est, quant à elle, encore loin d’être acquise, puisqu’il manque encore 220 souscripteurs pour le pledge francophone (actuellement 56 800 / 30 000 $ et 970 soutiens. Fin le lundi 12 mars à 04h59).

 

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fr Worldwide Football par Worldwide Games est un jeu que les ludopathes footeux se doivent d’acquérir. La belle réussite de la campagne (si si, sur Ulule c’est une belle réussite) continue et on est en droit de se demander quel aurait été le résultat sur Kickstarter. Il reste 10 jours de campagne, généralement les plus intéressants en nombre de nouveaux soutiens, on peut donc supposer un résultat final bien meilleur que l’actuel. Le jeu est disponible intégralement en français (actuellement 5 300 / 4 000 € et 176soutiens. Fin le mardi 13 mars à 23h59).

 

 

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Alphas – A Superhero Miniature Game par Kid Loves Tiger Games a enfin financé, mais dans la douleur. Et rien n’est encore gagné au vu de la dynamique (inexistante). On est à peine à 1 000 $ dollars au dessus du financement, et il en faudrait peu pour que cela retombe en dessous. Je n’aimerais pas être une olive dans le calebard des porteurs au cours des 10 prochains jours (actuellement 24 000 / 22 500 $ et 215 soutiens. Fin le jeudi 15 mars à 17h00).

 

 

 

 

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 fr coeur bleuThe Reckoners par Nauvoo Games était un de mes coups de cœur de la semaine passée, et le reste définitivement. La campagne n’est certes pas hyper excitante, reconnaissons-le, mais l’éditeur est honnête dans sa démarche, et cela se sent. Cela ne dégueule pas non plus de stretch goals racoleurs, la version Deluxe est logiquement privilégiée mais juste ce qu’il faut. Enfin, bref, c’est une campagne équilibrée. Même la dynamique l’est, avec sa quarantaine de soutiens quotidiens.

Personnellement, je suis toujours séduit par le jeu lui-même et ma seule angoisse existentielle est de décider si oui ou non je bascule sur la version Deluxe. Vous voyez, il y a pire comme questionnement. Sinon, un léger détail que j’ai bêtement omis de mentionner la semaine dernière : la règle du jeu sera disponible en français et en PDF. Suis-je distrait.. (actuellement 187 000 / 70 000 $ et 1 920 soutiens. Fin le jeudi 15 mars à 17h59).

 

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City of Gears par Grey Fox Games a passé une belle et remarquablement stable semaine à une moyenne quotidienne d’environ 70 soutiens. Stabilité à peine troublée par un pic à 121 soutiens le jour de l’annonce d’une mini extension inratable à  10 $ et d’un stretch goal, certes lointain, proposant des sculptures uniques pour les 4 types de figurines déjà débloquées par ailleurs.

Les 9 stretch goals débloqués ont ajouté pas de mal de gameplay supplémentaire, en plus des figurines déjà citées, et ceux à venir ne vont faire que rendre le jeu encore plus « sexy ». Alors si vous aimez le cyberpunk et que l’absence de français ne vous rebute pas, penchez-vous donc sur le cas de ce City of Gears (actuellement 134 300 / 8 000 $ et 1 950 soutiens. Fin le jeudi 15 mars à 23h00).

 

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La dynamique de la campagne de Aeon’s End : Legacy par Indie Boards & Cards a baissé en début de semaine passée pour arriver autour de la vingtaine de soutiens quotidiens. Un ventre mou qui n’a rien d’étonnant en troisième semaine de campagne, mais il ne faudrait pas que cela se ramollisse plus. Malgré tout il n’y a pas péril en la demeure, les 400 000 $ sont très largement dépassés et les 3 700 soutiens viennent d’être atteints (actuellement 424 700 / 60 000 € et 3 760 soutiens. Fin le vendredi 16 mars à 06h00).

 

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fr coeur bleu Robin Hood And the Merry Men par Final Frontier Games a passé une semaine fort correcte avec une grosse cinquantaine de soutiens quotidiens. Le jeu est désormais financé à 11 fois, ce que l’on peut qualifier de « confortable ». Confortable également est le nombre de soutiens, puisque les 3 000 sont en passe d’être atteints.

Les bons retours consécutifs à l’arrivée chez les backers de Rise to Nobility ont visiblement fait leur office. Et quand on voit à quel prix part à la revente la version Deluxe de ce jeu, on se dit que craquer pour le super pledge groupé de Davy, c’est ne prendre que le risque d’être un jour tenté de revendre son Robin Hood plus cher qu’on l’a payé. Surtout lorsque l’on voit ce qui arrive en stretch goals. Moi, je dis ça hein… je dis rien… 😉  (actuellement 239 000 / 20 000 $ et 2 920 soutiens. Fin le mercredi 21 mars à 23h59).

 

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Une chose est sûre, Donning the Purple par Tompet Games ne déplace pas les foules. Avec sa semaine passée avec à peine une dizaine de soutiens par jour en moyenne, ce ne sont guère que 80 souscripteurs qui sont venus grossir les rangs. Mais même confidentiel, un succès reste un succès. Les 500 soutiens vont être atteints sous peu, et il reste deux bonnes semaines de campagne pour faire mieux (actuellement 171 800 / 100 000 NOK et 455 soutiens. Fin le jeudi 22 mars à 23h50).

 

 

 

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 War of Supremacy par Lost Treasure Games a passé une semaine rigolote à observer. Les jours à 5 et 2 soutiens se sont succédés avec une régularité d’horloge suisse. Curieux. J’imagine que les gars de LTG ont du triouver ça nettement moins marrant que moi vu que leur jeu n’est toujours pas financé. Et est toujours en lice pour ne jamais l’être (actuellement 7 700 / 12 100 AU$ et 130 soutiens. Fin le vendredi 23 mars à 06h00).

 

 

 

 

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Quoique bonne, avec une grosse cinquantaine de soutiens quotidiens en moyenne, la dynamique de Edge of Darkness par Alderac Entertainment Group n’a cessé de baisser tout au long de la semaine passée. Rien de dramatique, mais ça baisse. Les 3 000 soutiens sont tout de même dépassés et la campagne financée à plus de 5 fois (actuellement 289 500 / 50 000 $ et 3 030 soutiens. Fin le samedi 24 mars à 02h00).

 

 

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 fr Petite semaine pour Argonauts : 2nd Edition par Alcyon Creative & Ludibooster. Moins de 10 soutiens quotidiens, et même un jour en négatif, c’est un ventre mou de chez mou, limite lymphatique. Leur bourde au lancement risque de leur porter préjudice (pour rappel, ils se sont trompés d’un mois en validant la date de fin, et ce qui devait être une campagne courte et dynamique s’est transformée en campagne longue et morne, ce qui n’est jamais bon).

On est quand même à un financement à plus de 4 fois, le nombre de soutiens n’est peut-être pas faramineux mais bien d’autres campagnes aimeraient en avoir autant, et il ne peut être amené qu’à augmenter. Enfin, espérons-le. Les règles en français seront disponibles en PDF (actuellement 22 700 / 5 000 $ et 640 soutiens. Fin le mardi 27 mars à 18h00).

 

 

 ultimate-conspiracy-box-art fr Attention 2 Ultimate Conspiracy par Inova Production 

La campagne pop-corn du moment s’est brusquement arrêtée. Les porteurs du projet ont enfin compris qu’ils étaient très mal partis et qu’ils n’arriveraient pas à convaincre qui que ce soit de la viabilité de leur projet. Ils vont revenir, ils l’ont dit. Si leur jeu n’est pas que du vent, ainsi qu’il le répètent à l’envi, ils n’auront qu’à lire avec attention les messages postés sur les commentaires de la campagne. Toutes leurs erreurs y sont dûment répertoriées. Le jeu aurait du être disponible intégralement en français (fin à 29 756 / 50 000 € et 260 soutiens).

  

 

Vous trouverez une sélection plus importante de projets en cours sur la page dédiée de Cwowd.

 

 

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Ils se terminent cette semaine

 

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fr Krom, une préhistoire de fou ! par Borderline Editions va terminer sa campagne sur une très belle réussite d’ici quelques heures. Il faut dire que les gars de Borderline ne se fichent pas des soutiens. En plus d’un prix très contenu, les ajouts ont été plus que généreux tout au long des 21 stretch goals. Beaucoup de gameplay supplémentaire et notamment un plateau de jeu réversible (avec une façon différente de jouer) et une mini extension. Si les 19 000 € sont atteints avant le gong final, une monstrueuse surprise sera encore ajoutée.

Il vous reste moins d’une journée pour profiter du pledge groupé mis en place sur Cwowd. Jeu intégralement en français (actuellement 19 163 / 7 000 € et 508 soutiens. Fin le mercredi 07 mars à 12h55).

 

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Above Top Secret par Mad Inventor Games n’aura pas réussi à trouver son financement. La campagne a été logiquement annulée. Rendez-vous pour le reboot.

 

 

 

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Prehistory par A-Games s’est vu bénéficier d’un petit boost pré-rappel des 48 heures. Pas sûr que cela suffise pour atteindre les 1 000 souscripteurs mais la campagne aura tout réuni plus du double du financement demandé, ce qui n’était pas gagné d’avance (actuellement 54 000 / 25 000 € et 875 soutiens. Fin le jeudi 08 mars à 14h58).

 

 

 

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The Big Score par Van Ryder Games a joué un beau coup sur cette petite campagne de deux semaines. La dynamique se sera gloablement bien tenue tout ce temps et permet de terminer avec plus du triple des 15 000 $ demandés pour son financement. Les 1 000 soutiens ne seront certainement pas atteints, mais c’est tout de même un joli résultat (actuellement 35 500 / 15 000 $ et 720 soutiens. Fin le jeudi 08 mars à 06h00).

 

 

 

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C’est avec courage que Fields of Agincourt par Logos Games aura essayé d’attirer les soutiens jusqu’à la dernière minute. Malheureusement, en vain. Ce n’est même pas le quart du financement qui sera atteint. Pour ce qui est du nombre de soutiens, le seul titre de gloire aura d’avoir dépassé la centaine (actuellement 6 353 / 27 650 $ et 122 soutiens. Fin le jeudi 08 mars à 16h08).

 

 

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fr Planetopia par Mangrove Games aura vraiment ramé pour obtenir son financement et même ce dernier acquis, cela n’aura pas changé grand chose à la dynamique. C’est à peine si un petit sursaut s’est produit sur les dernières 48 heures. On ne peut que souhaiter une vie en boutique à ce petit jeu qui mérite d’être découvert. Le jeu est disponible intégralement en français (actuellement 9 360 / 8 000 € et 210 soutiens. Fin le mardi 06 mars à 18h00).

 

 

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Dice Throne: Season Two par Roxley Games nous fait une belle fin de campagne fort d’une dynamique qui ne sera guère descendue sous les 200 soutiens quotidiens. 5 800 soutiens à 1 jour du rappel des 48 heures, cela promet un beau final, et le financement x10 peut être d’ores et déjà considéré comme étant dans la poche (actuellement 730 000 / 75 000 CA$ et 5 800 soutiens. Fin le vendredi 09 mars à 17h51).

 

 

 

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À venir cette semaine

 

Mardi 6 mars

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fr Auztralia par SchilMil Games

Un jeu inspiré du célèbre A Study in Emerald, du même auteur (Martin Wallace) et mêlant économie et aventure dans un 1930 alternatif où l’Australie est encore à explorer.

Le jeu sera disponible en français au cours de la campagne grâce à Nuts Publishing.

 [NDLR : la campagne KS est partie, et termine le 30 mars.]

 

 

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Sorcerer City par Druid City Games

Des magiciens s’opposent pour décider de la nouvelle architecture de Sorcerer City.

 

 

 

 

Mercredi 7 mars

munchkin-teenage-mutant-ninja-turtles-box-artMunchkin Teenage Mutant Ninja Turtles par Steve Jackson Games

Le jeu sortira en boutique et sera également disponible dans deux versions exclusives durant la campagne Kickstarter : une édition Deluxe et une édition Deluxe Ultimate.

 

 

 

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Mysthea par Tabula Games

Un jeu de contrôle de territoire sur fond d’îles flottantes (et déplaçables) peuplées de monstres étranges.

 

 

 

 

Jeudi 8 mars

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fr Immortal 8 par Sorry We Are French

Immortal 8 est un jeu de draft et de civilisation dans un univers heroic-fantasy, jouable de 3 à 8 joueurs, d’une durée d’environ 8 min / joueur. Vous pouvez vous faire une idée plus précise de quoi il s’agit en lisant l’excellent article synthétique de Takumi sur Cwowd ou le non moins excellent Just Played de TSR sur Ludovox. Lancement le 8, bien entendu. 

 

 

 

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Les pledges groupés en cours !

Rappel des pledges groupés en cours sur le forum de Cwowd

 

 

dice-settlers-box-art Dice Settlers par NSKN

Kakitaben nous a une nouvelle fois obtenu des conditions exceptionnelles, tant pour la version de base que pour la Deluxe.

Tarifs du PG : Le tarif est de 33 $ (environ 29 €) au lieu de 61 $ pour la version de base et de 52 $ (environ 45 €) au lieu de 86 $ pour la version Deluxe. Consultez attentivement les explications que Kakitaben donne sur les conditions de ce pledge groupé.

  • Le lien vers le GDoc sur lequel s’inscrire.
  • Le lien vers la page du forum de Cwowd.

 

 

krom Krom, une préhistoire de fou ! par Borderline Editions

Ce PG est porté par Val2partajeux, que nous remercions une nouvelle fois chaleureusement. Le gain est certes limité car le prix du jeu est déjà au ras des pâquerettes, mais vous aurez la figurine exclusive à la campagne qui était offerte au cours des premières 48 heures.

Tarifs du PG : Le tarif est de 24 € FdPIn (au lieu de 26 ou 32 €) et va même descendre à 23 € si le nombre de participants monte à 20 et plus. Rajoutez environ 7 € pour un envoi via Mondial Relay si vous ne pouvez pas aller chercher votre bien chez Val.

  • Le lien vers le GDoc sur lequel s’inscrire.
  • Le lien vers la page du forum de Cwowd.

 

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Robin Hood And the Merry Men par Final Frontier Games 

La campagne n’est pas lancée que Davy, grâce à ses bonnes relations avec FFG, nous propose déjà un pledge groupé aux conditions exceptionnelles, comme il sait si bien les faire. Grâce lui soit rendue ! À noter que la version française, même si elle est très probable, n’est pas encore officiellement annoncée.

Tarifs du PG : Ce tarif concerne la version Deluxe et à ce prix, à quoi bon celle de base ? Il est donc de 54 $ FdPIn (mais hors frais bancaires) au lieu de 76 $ en solo. Ce sera peut-être encore un chouïa moins dans le futur en fonction du nombre de boîte atteint. Avec le taux de change qui nous est toujours aussi favorable, c’est une affaire !

Des hubs régionaux vont être mis en place, ce qui devrait éviter des frais Mondial Relay à beaucoup de participants. Les détails seront donnés ici la semaine prochaine.

  • Le lien vers le GDoc sur lequel s’inscrire.
  • Le lien vers la page du forum de Cwowd.

On les attend de pied ferme

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On les attend de pied ferme !

 

  • Claustrophobia par Monolith : Annoncé pour cet été, le retour de ce jeu 1 Vs 1 asymétrique difficilement trouvable aujourd’hui. Si le mode de jeu ne change pas, les règles auront subies un léger lifting. La différence majeure avec la version actuelle sera que chaque personnage ou créature présent dans chacun des scénarios sera matérialisé par une figurine, mais non peinte cette fois.
  • Arydia: The Paths We Dare Tread le futur projet KS de l’auteur de Xia qui semble avoir travaillé à une sorte de Gloomhaven-like, on en parlait un peu par là. La fiche est ici

 

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Légende des symboles utilisés

coeur rouge : Désigne les campagnes conseillées par Shanouillette.

coeur bleu : Désigne les campagnes conseillées par Gougou69.

fr : Désigne les campagnes dont tout ou partie des éléments sont en français.

€ : Désigne les campagnes particulièrement intéressantes sur le plan financier.

Attention 2 : Désigne les campagnes que nous déconseillons fortement.

Le lexique du participatif

  • Add-on : (Nom m.) Ajouts optionnels et néanmoins payants proposés au cours de la campagne. Cela peut-être des packs de figurines, des extensions, des dés plus jolis, mais aussi des objets beaucoup plus dispensables tels que des t-Shirts ou des mugs, voire des pin’s (si si !). Dans tous les cas, les sommes collectées par ce biais participent à l’augmentation de la cagnotte et à atteindre les paliers des stretch goals.
  • Backer [bakeur] : (nom m.) Aussi utilisé, « pledger ». Personne qui avance de l’argent pour la réalisation d’un projet dont la campagne est en cours.
  • Box Upgrade : Modifications apportées tout au long de la campagne (souvent dans le cadre des stretch goals) qui permettent d’améliorer la qualité du matériel du jeu (cartes plus épaisses, carton de la boîte plus fort, dés spéciaux, etc…).
  • CAD$ : Dollars Canadiens (cours bien inférieur au Dollar US)
  • Campagne : Période au cours de laquelle le projet est proposé au souscripteurs. Généralement de 2 à 4 semaines, mais cela peut être moins ou beaucoup plus. Cette durée n’est pas anodine et ne doit pas être choisie au hasard par le porteur du projet. En effet, de celle-ci dépend la forme et la dynamique de la campagne.
  • CMoN : Initiales de l’éditeur “Cool Mini or Not”. Afin de briller en société et avoir l’air du mec (ou de la meuf) qui s’y connait, on le prononcera “Simone” (oui, comme la tata du même nom) et on proscrira les “kmone” ou, pire, les “komone”.
  • DPG : Initiales de l’éditeur “Devil Pig Games”.
  • Early Birds [eurli beurdz] : (Nom m.) Rien à voir avec des oiseaux qui arriveraient en avance. Il s’agit d’un nom poétique donné au pledge à prix réduit (généralement quelques dollars) ou avec un bonus proposé parfois aux tous premiers souscripteurs d’une campagne.
  • FdPI : Initiales de « Frais de Port Inclus »
  • KS : Contraction de KickStarter, la plus grosse plate-forme de financement du monde connu.
  • KS Exclu : Acronyme regroupant tout ce qui est proposé lors d’une campagne et qui lui est exclusif. Par exemple, un add-on ou un stretch goal « KS Exclu » ne se retrouvera jamais dans le commerce et ne pourra plus être acquis en dehors de la campagne. Mais certains porteurs de projets ont des notions bien personnelles de la signification du terme « exclusif ».
  • Mougeon : (Nom m.) Race animale grégaire endémique sur Kickstarter, mi-mouton mi-pigeon. Les spécimens qui la compose ont pour particularité d’avoir, au cours de certaines périodes de l’année qui correspondent peu ou prou à la durée des campagnes de financement les plus en vue, une capacité de discernement inversement proportionnelle à la taille de leur compte en banque.
  • Pledge [plèdj] : (Nom m.) Niveau de soutien proposé lors d’une campagne. Par extension, somme d’argent versée pour y accéder.
  • Pledge groupé (ou PG) : (Nom m.) Regroupement des participations de plusieurs soutiens géré par une personne, généralement pour diminuer (parfois drastiquement) les frais de port et après négociation avec le porteur du projet.
  • Pledger : [plédjé] (Verbe) Action de sélectionner un niveau de soutien et d’autoriser le débit de son compte de la somme correspondant en cas de réussite de la campagne.
  • Pledger : [plédjeur] (Nom m.) Voir « Backer ».
  • PnP : Initiales de « Print and Play ». Il s’agit d’un fichier (généralement PDF) gratuit ou payant, permettant d’imprimer les composants du jeu qui s’y prêtent et ainsi de le tester avant la fin de la campagne.
  • Reboot [rebout] : Deuxième (voire plus) lancement d’une campagne qui a précédemment échoué à être financée. En général, le porteur du projet essaie à ce moment là de corriger les erreurs qui ont mené à l’échec, mais pas toujours…
  • Reminder [wemeyndeur] : Option qui vous averti par mail de l’entrée d’une campagne dans ses dernières 48 heures et vous permet ainsi de juger de la pertinence d’y participer. Utile lorsque l’on est pas certain d’être intéressé en l’état en début de campagne.
  • Reprint : Nouveau tirage d’un jeu qui fait parfois l’objet d’une campagne participative.
  • ROW : Acronyme de “Rest Of the World”. Indique l’ensemble des zones géographiques concernées par des frais de port qui n’ont pas été déjà détaillées.
  • SG : Contraction de « Stretch Goals » (voir explication de ce terme).
  • Stretch Goals [strètch golz] : Paliers de financement qui, lorsqu’ils sont atteints, débloquent un ou plusieurs éléments supplémentaires venant généralement enrichir le jeu. Lorsque ces stretch goals sont spécifiques à la campagne et lui resteront exclusifs, on emploie l’expression acronyme de « SG KS Exclus ».
  • UE Friendly : Définit un projet dont le porteur s’est assuré que les colis de son jeu arriveront dans notre boîte aux lettres sans surcoût lié au passage en douane.

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8 Commentaires

  1. Photo du profil de FX
    FX 06/03/2018
    Répondre

    Du contenu, et beaucoup de coups de coeur dis donc !

    Merci pour les bonnes indications ^^

  2. Serendipity 07/03/2018
    Répondre

    Il y a aussi Cat’astrophes (en français), avec pledge groupé accessible via Cwowd ou Reseau Crowdfunding Ludique
    Le KS démarre aujourd’hui (le 7) à 16h

  3. Photo du profil de Gougou69
    Gougou69 07/03/2018
    Répondre

    Oui, plusieurs jeux qui m’ont titillé ces derniers temps.

  4. Photo du profil de FX
    FX 07/03/2018
    Répondre

    After only 8 days, Batman: GCG has surpassed the entire final funding tally of Mythic Battles: Pantheon.

    ca part bien quand même…

    • Photo du profil de Gougou69
      Gougou69 08/03/2018
      Répondre

      Il n’y avait pas plus gros comme police ? 😉

      Sinon, ça part bien effectivement. Mais ce genre de comparaison est tout sauf informatif. A ce petit jeu, je peux sortir des campagnes dont le démarrage sur la première semaine met Batman minable. Cette annonce ne sert qu’à se rassurer, parce-que je ne serais pas étonné du tout que la campagne de Batman ne soit pas partie aussi bien qu’espéré.

      • Photo du profil de Umberling
        Umberling 08/03/2018
        Répondre

        Y’a que moi que Batman excite pas des masses ? J’ai pas trop envie de jouer à Conan 2 perso… N’ayant pas pledgé le premier par manque d’intérêt pour le système.

  5. Photo du profil de fiaschi84
    fiaschi84 08/03/2018
    Répondre

    Y a t il des joueurs de Dice throne?
    Le jeu m’intéresse j’aimerai un retour.

    Merci

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