Participatif, la sélection naturelle du 21/11/16 et les dessous d’une campagne participative : les Early Birds

À l’occasion de ce dixième numéro de la rubrique du participatif de par moi-même, j’ai cherché ce qui pourrait y apporter une réelle « valeur ajoutée ».

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Après une intense réflexion de plusieurs dizaines de secondes il m’est apparu que, dans une rubrique traitant uniquement de campagnes participatives de jeu de société, il pourrait être intéressant de vous en dévoiler (bien modestement) les dessous, par de petits articles explicatifs ciblés. En effet, il est toujours bon de savoir où l’on met ses sous durement gagnés, et pourquoi il vaut parfois mieux ne pas les y mettre.

J’ai un principe dans la vie : quand quelqu’un s’y connait mieux que moi dans un domaine, à tout le moins je me tourne vers lui pour lui demander conseil. J’ai donc demandé à Jean-Michel de m’aider à rédiger ces articles, et c’est sous sa (très) vigilante supervision que nous allons donc tenter de vous expliquer certains aspects du déroulement d’une campagne. Cela se fera en plusieurs fois et au gré de nos disponibilités. Ne vous attendez donc pas à avoir un épisode par semaine.

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Pour commencer cette série, nous avons choisi de nous pencher sur les Early Birds. Vous retrouverez les articles habituels juste après.

Et n’hésitez pas à user et abuser du lexique en fin de rubrique si les mots ou acronyme en orange vous posent problème.

 

Les dessous d’une campagne participative (ou tout ce que vous n’êtes pas sensés savoir)

IMPORTANT : Ces billets sur le fonctionnement d’une campagne KS n’ont pas vocation à être considérés comme une “bible”. On trouvera toujours des exceptions contredisant ce qui aura été énoncé, et même si les explications ci-dessous sont le fruit d’observations et d’expériences réellement vécues, il n’existe en la matière aucune vérité absolue.

 

1 – Les Early Birds

Les campagnes de financement participatif de jeux de société ont un fonctionnement foncièrement empirique et répondent, en général, à une sorte de “canevas”, de règles non écrites qui se sont mis en place avec le temps à l’initiative de sociétés désormais au premier plan telles que CMoN (mais il y en a d’autres). Afin de les dynamiser et de tenter d’attirer les soutiens, il s’est créé de toutes pièces un certain nombre d’artifices marketing qui n’avaient pas été prévus à l’origine par KickStarter. Parmi ces outils, on trouve les Early Birds, qui ont fait et font toujours couler beaucoup d’encre virtuelle.

 

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Early Birds : késako ?

Un Early Bird (ou EB pour les intimes) est un niveau de soutien (pledge) à tarif réduit proposé pour le lancement d’une campagne. Son rôle est d’attirer les contributeurs par une offre moins onéreuse et, par là, de générer une dynamique positive motrice d’un cercle vertueux (plus de soutiens → plus de Stretch Goals débloqués → plus de soutiens → etc) permettant d’atteindre dans l’idéal un financement rapide.

Officiellement, les Early Birds ne seront là que pour “récompenser” les premiers soutiens. 😉

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Concrètement, ils consistent en une réduction du prix d’un niveau de soutien, de quelques dollars (ou euros, livres, etc) ou, beaucoup plus rarement, d’un “cadeau” supplémentaire par rapport au niveau de soutien “normal” (figurine exclusive, goodies, dédicace, etc).

Idéalement, un Early Bird se doit d’être une réduction limitée (5 à 10 % maximum) disponible en nombre également limité.

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Mais, histoire de simplifier la chose 😉 , ont été inventés les Early Birds temporels. Au lieu d’être limités en nombre, ils le sont dans le temps. Vous pourrez, par exemple, accéder à ceux d’une campagne seulement pendant les 24 ou 48 premières heures de celle-ci.

Ce type d’Early Birds a l’avantage de moins frustrer les soutiens qui n’auraient pu être présents au cours de la période parfois très courte de disponibilité d’Early Birds “normaux”.

À savoir que depuis environ deux semaines, KickStarter a mis en place un système d’Early Birds temporels officiels. Nous en parlons un peu plus en détail en fin d’article.

 

Early Birds : la panacée d’une campagne réussie ?

Et bien, ce serait trop beau, bien évidemment. Si toutes les campagnes ne s’en voient pas dotées, c’est parce que les Early Birds ont aussi des défauts.

  • Le premier d’entre eux est le risque de frustrer certains soutiens n’y ayant pas eu accès. En effet, tout est fait lors d’une campagne pour que les contributeurs aient le sentiment d’être des privilégiés par rapport à ceux qui ne pledgent pas ou qui achèteront le jeu plus tard en boutique. Ceux qui n’auront pas eu accès aux Early Birds pourraient avoir l’impression de l’être moins que les autres. C’est un signal perçu négativement, ce qui est toujours mauvais pour une campagne, quand bien même ses effets seraient insignifiants à court terme. 

 

Si ce risque de frustration est quasiment négligeable sur des campagnes qui vont générer des milliers de dollars dans les premières minutes / heures, et donc débloquer rapidement plusieurs Stretch Goals, il peut être tout simplement fatal pour d’autres bien plus modestes, en empêchant la création du cercle vertueux dont nous avons parlé plus haut.

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  • Le montant cumulé des Early Birds doit idéalement couvrir la somme nécessaire pour le financement du projet, l’objectif étant d’arriver rapidement à une dynamique vertueuse grâce aux Stretch Goals.
    Par contre, s’ils ne permettent pas d’atteindre rapidement cette somme “critique”, le risque est que les Early Birds restants vont donner l’impression d’une campagne sans vigueur et envoyer un signe négatif au soutien potentiel de passage.

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  • Les Early Birds favorisent le pledge d’opportunisme. Le soutien arrive sur la page, voit un Early Bird, pledge même s’il n’est pas intéressé plus que ça et s’en va pour décider plus tard.
    Si cette attitude se renouvelle par trop, il existe un réel risque de voir ces Early Birds lâchés en grande quantité si l’offre de la campagne n’est pas jugée satisfaisante. Cet abandon des Early Birds aura généralement lieu au cours de la période appelée “ventre mou”, celle où le contributeur à tendance à douter, donc au moment où la campagne a justement le plus besoin de stabilité.
     

 

Il faut le savoir, il y aura obligatoirement des Early Birds rendus disponibles au cours de ce fameux “ventre mou”. L’important étant que la campagne soit assez dynamique pour attirer un nombre de nouveaux contributeurs suffisant pour compenser ceux qui ont quitté le navire afin de ne pas voir le montant de la cagnotte baisser, ce qui est toujours un mauvais signal envoyé aux soutiens, engagés ou potentiels.

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  • Un autre inconvénient, un peu plus intangible celui-là, est le risque que les Early Birds représentent un trop grand pourcentage de l’ensemble des soutiens. Cet aspect là peut-être potentiellement plus marqué par les Early Birds temporels. Ceux-ci n’étant pas par définition limités en nombre, toutes les personnes intéressées par le projet pourront en avoir un, et le risque est donc grand que ceux-ci représentent la majorité des pledges. La campagne va alors se dérouler avec, en quelque sorte, une épée de Damoclès en permanence au-dessus de la tête. En effet, un désistement brutal des détenteurs de ces Early Birds pourrait tout simplement mettre un coup d’arrêt à ladite campagne.

 

Les nouveaux Early Birds temporels officiels, ou l’art de faire du neuf avec du vieux

Nous avons signalé plus haut la mise en place par KickStarter d’Early Birds temporels officiels. La principale différence avec les Early Birds temporels “traditionnels” est qu’ils ne sont pas récupérables, c’est-à-dire qu’un pledge en bénéficiant, abandonné au cours de la campagne, ne pourra pas être repris à son compte par un autre soutien avec le même avantage.

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À l’heure où nous écrivons ces lignes, l’un des rares projets à les avoir utilisés semble être Shadows of Brimstone : Forbidden Fortress de Flying Frog Productions, dont la campagne est toujours en cours. Cela induit un manque de recul qui nous oblige à ne pas pouvoir dépasser le stade des suppositions quant à l’impact que ces nouveaux Early Birds pourraient avoir à terme sur les futures campagnes.

Même s’il est trop tôt pour réellement estimer les répercussions de leur mise en place, il est probable qu’ils devraient limiter les potentiels effets néfastes de ceux utilisés jusqu’à présent. En effet, l’impossibilité de récupérer un pledge en bénéficiant va obliger le contributeur arrivant en dehors de la période de disponibilité des Early Birds à en prendre un “plein tarif”. Cela devrait mécaniquement permettre d’équilibrer la campagne beaucoup plus vite en faisant augmenter le montant récolté, et ce également plus rapidement.

Si l’on peut craindre que ce nouveau système fasse fuir certains contributeurs potentiels, on peut aussi supposer qu’une fois les premières heures passées, les opportunistes seront également moins nombreux à arriver et donc que le niveau de soutien en sera d’autant plus fiable, rendant la campagne beaucoup moins sujette aux à-coups que l’on peut régulièrement constater.

Avec un seul projet sur lequel se baser, de surcroît atypique et non terminé, il est impossible de deviner si ces nouveaux Early Birds temporels engendreront un quelconque réel avantage pour les porteurs de projet les utilisant. Reste également à savoir si ces derniers seront seulement enclins à les intégrer à leur campagne ou s’ils continueront à en utiliser la version “traditionnelle”. Il sera certainement intéressant d’y revenir dans quelque temps avec un peu plus d’informations concrètes à analyser.

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En conclusion, bien utilisés et en conscience des risques potentiels encourus, les Early Birds sont une formidable “catapulte à KS”. Mais nombre de campagnes se sont déroulées au mieux sans ce qui n’est jamais qu’un artifice marketing, largement dispensable dans la plupart des cas. Certains grands noms du participatif ludique, au premier rang desquels l’incontournable Jamey Stegmaier, y sont même farouchement opposés.

Gougou69 et Jean-Michel.

 

 

Ça s’est passé la semaine dernière (et on nous a rien dit…)

Rien de très palpitant la semaine passée au niveau des campagnes. La fin de deux des gros projets à figurines laisse une sensation de vide, à peine comblée par le lancement de quelques projets et la fin de quelques autres.

Tout d’abord, parlons de la grosse campagne francophone en cours. Mythic Battles : Pantheon de Monolith a franchi le cap symbolique du million de dollars récoltés, avec plus de 7000 contributeurs. Très belle performance donc, le million et demi est assuré et les deux millions à portée de main.

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Toujours au sujet de Monolith, notons la mise à disposition des règles en version 2 pour le jeu Conan, ici en version light et  en version haute définition.

 

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De son côté, l’autre jeu à figurine du moment, Shadows of Brimstone : Forbidden Fortress de Flying Frog Productions ne s’en laisse pas compter. Et même s’il n’égale pas la performance de Mythic Battles, ses plus de 715.000$ apportés par près de 3000 soutiens le classent dans les franches réussites.

 

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Toujours dans les jeux à figurines, The Edge : Downfall a terminé sa campagne aux portes des 700.000 livres sterling et avec plus de 3000 soutiens, ce qui est une excellente performance (amplement méritée) pour un jeu de pure confrontation.

 

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Encore un jeu avec figurines (si si ! Le genre est curieusement plus populaire que les jeux de kubenbois pour fans de tableaux Excel ^^ ) avec le lancement samedi dernier de Yokai Quest de Zenit Miniatures, une petite boîte espagnole qui a déjà fait une campagne pour des figurines de soldats japonais (mais pas Chibis) en 28mm. Si vous n’êtes toujours pas rassasiés avec Super Dungeon Explore et les déclinaisons d’Arcadia Quest, voici de quoi vous aider à assouvir votre addiction au Chibi. Et rassurez-vous, vous n’êtes pas le (la) seul(e) à sacrifier à votre vice, puisque le jeu a été financé dès le premier jour. 

 

shadowscape

Le lancement de Shadowscape, le nouveau jeu de NSKN dans l’univers de Mistfall s’est très bien passé puisqu’il est actuellement financé à plus de 4 fois la somme demandée, et il reste encore 18 jours de campagne. Pour en savoir plus sur ce dungeon crawler, hop, la fiche Ludovox

 

lisboa

Une fois n’est pas coutume (et encore heureux !), voici un jeu qui n’a strictement aucun intérêt à être pris sur KS : Lisboa de Eagle Games. Le dernier Vital Lacerda est en effet déjà disponible en précommande sur Philibert pour à peine 1€ de plus. À noter tout de même que le kit de francisation à 9€ y a été proposé un moment et qu’il n’apparaît plus. Peut-être la seule raison de contribuer à une campagne qui se porte, ma foi, très bien. 190.000€ récoltés et plus de 1800 soutiens à 24 jours de la fin, c’est très correct.

 

Ils se terminent cette semaine

Emergence Event

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Ce 3X spatial (un 4X sans combat donc) par l’auteur de Myth aura su trouver son public puisqu’il va terminer à presque 4 fois la somme nécessaire à son financement.

Fin le 21 novembre à 18h00.

 

Tiny Epic Quest

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Le dernier opus des Tiny Machin Truc aura marqué les participants par la platitude de sa campagne. Côté service minimum, on a été gâtés ! C’est certainement pour ne pas le spamer, par respect du backer, que Gamelyn Games s’est limité à 5 actus depuis le début de la campagne. Et ils auraient eu tort de se fatiguer, puisqu’en se roulant les pouces celle-ci est à près de 480.000$ pour 15.000 demandés et plus de 14.000 soutiens. C’est quand même cool d’avoir une grosse fanbase ! Mais il est aussi bon de ne pas commencer à se reposer sur ses lauriers, car la qualité première du backer n’est pas spécialement la fidélité à outrance.

pixiegames

Une chose importante à noter pour nous, public français : Pixie Games va éditer plusieurs Tiny Epic dont celui-ci, et ce dès 2017. La seule différence avec la version KS sera l’absence de la mini extension qui ne sera pas disponible. Plusieurs Pledges Groupés n’ont pas résisté à cette annonce ! 😉

Fin le 27 novembre à 07h00.

 

 

À venir cette semaine

MedioEvo Universalis

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Voici un jeu qui me fait furieusement penser à Mare Nostrum. Il s’agit de faire du commerce, de la diplomatie et des conquête dans l’Europe du 13ème siècle. Comme souvent pour les jeux portés par Giochix, la campagne aura lieu en même temps sur leur propre plateforme GiochiStarter et sur KickStarter.

Lancement le 23 novembre.

 

Kingdom Death : Monster (Reprint)

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THE gros morceau de la semaine ! Et pas que de la semaine, d’ailleurs. Le Dungeon Crawler XXL aux 2 millions de Dollars et 5000 soutiens revient sur KS à l’occasion de sa réimpression, avec son matériel pléthorique, ses magnifiques figurines à tomber par terre mais à monter soi-même et son prix…. heu…. disons…  “pas à la portée de tout le monde”. Si vous êtes du genre complétiste, fuyez pauvres fous !! Ou alors allez-y, mais prévoyez un SMIC pour votre all-in !!

Lancement le 25 novembre.

 

 

Le lexique du participatif :

À l’attention du lecteur : Un peu d’humour rigolo à visée amusatoire à été discrètement et subtilement ajouté aux définitions. Le lecteur avisé trouvera de lui-même le sérieux caché derrière le drôlatique et saura en tirer la substantifique moelle. Quant aux autres…

  • Add-on : (Nom m.) Ajouts optionnels et néanmoins payants proposés au cours de la campagne. Cela peut-être des packs de figurines, des extensions, des dés plus jolis, mais aussi des objets beaucoup plus dispensables tels que des t-Shirts ou des mugs, voire des pin’s (si si !). Dans tous les cas, les sommes collectées par ce biais participent à l’augmentation de la cagnotte et à atteindre les paliers des stretch goals.

  • Backer [bakeur] : (nom m.) Aussi utilisé, « pledger ». Personne qui avance de l’argent pour la réalisation d’un projet dont la campagne est en cours.

  • Campagne : Période au cours de laquelle le projet est proposé au souscripteurs. Généralement de 2 à 4 semaines, mais cela peut être moins ou beaucoup plus. Cette durée n’est pas anodine et ne doit pas être choisie au hasard par le porteur du projet. En effet, de celle-ci dépend la forme et la dynamique de la campagne.

  • CMoN : Initiales de l’éditeur “Cool Mini or Not”. Afin de briller en société et avoir l’air du mec (ou de la meuf) qui s’y connait, on le prononcera “Simone” (oui, comme la tata du même nom) et on proscrira les “kmone” ou, pire, les “komone”.

  • DPG : Initiales de l’éditeur “Devil Pig Games”.

  • Early Birds [eurli beurdz] : (Nom m.) Rien à voir avec des oiseaux qui arriveraient en avance. Il s’agit d’un nom poétique donné au pledge à prix réduit (généralement quelques dollars) ou avec un bonus proposé parfois aux tous premiers souscripteurs d’une campagne.

  • FdPI : Initiales de « Frais de Port Inclus »

  • KS : Contraction de KickStarter, la plus grosse plate-forme de financement du monde connu.

  • KS Exclu : Acronyme regroupant tout ce qui est proposé lors d’une campagne et qui lui est exclusif. Par exemple, un add-on ou un stretch goal « KS Exclu » ne se retrouvera jamais dans le commerce et ne pourra plus être acquis en dehors de la campagne. Mais certains porteurs de projets ont des notions bien personnelles de la signification du terme « exclusif ».

  • Pledge [plèdj] : (Nom m.) Niveau de soutien proposé lors d’une campagne. Par extension, somme d’argent versée pour y accéder.

  • Pledge groupé (ou PG) : (Nom m.) Regroupement des participations de plusieurs soutiens géré par une personne, généralement pour diminuer (parfois drastiquement) les frais de port et après négociation avec le porteur du projet.

  • Pledger : [plédjé] (Verbe) Action de sélectionner un niveau de soutien et d’autoriser le débit de son compte de la somme correspondant en cas de réussite de la campagne.

  • Pledger : [plédjeur] (Nom m.) Voir « Backer ».

  • PnP : Initiales de « Print and Play ». Il s’agit d’un fichier (généralement PDF) gratuit ou payant, permettant d’imprimer les composants du jeu qui s’y prêtent et ainsi de le tester avant la fin de la campagne.

  • Reboot [rebout] : Deuxième (voire plus) lancement d’une campagne qui a précédemment échoué à être financée. En général, le porteur du projet essaie à ce moment là de corriger les erreurs qui ont mené à l’échec, mais pas toujours…

  • Reminder [wemeyndeur] : Option qui vous averti par mail de l’entrée d’une campagne dans ses dernières 48 heures et vous permet ainsi de juger de la pertinence d’y participer. Utile lorsque l’on est pas certain d’être intéressé en l’état en début de campagne.

  • Reprint : Nouveau tirage d’un jeu qui fait parfois l’objet d’une campagne participative.

  • SG : Contraction de « Stretch Goals » (voir explication de ce terme).

  • Stretch Goals [strètch golz] : Paliers de financement qui, lorsqu’ils sont atteints, débloquent un ou plusieurs éléments supplémentaires venant généralement enrichir le jeu. Lorsque ces stretch goals sont spécifiques à la campagne et lui resteront exclusifs, on emploie l’expression acronyme de « SG KS Exclus ».

  • UE Friendly : Définit un projet dont le porteur s’est assuré que les colis de son jeu arriveront dans notre boîte aux lettres sans surcoût lié au passage en douane.

 

8 Commentaires

  1. Photo du profil de Jeffyciacos
    Jeffyciacos 21/11/2016
    Répondre

    Bon bah pareil pour moi, j’abandonne mon pledge pour Tiny Epic! En attendant la version Pixie Game.

    ça fait quand même un peu mal à une campagne, ce genre d’annonce, non? Les éditeurs ne devraient pas attendre la fin d’une campagne avant d’annoncer qu’ils traduiront le jeu? ^^ ça leur apporte des acheteurs, certes, mais ça à l’air un peu vache pour le projet de base!

    • Gougou69 21/11/2016
      Répondre

      En même temps, ce n’est pas quelques dizaines, ni même centaines, d’abandons de pledges pour raiosn de localisation Fr qui vont déranger Gamelyn Games avec ses 14000 contributeurs et ses presque 500.000$.

      • Photo du profil de Jeffyciacos
        Jeffyciacos 21/11/2016
        Répondre

        Je parlais surtout du principe… ^^

        Et puis, ça peut être plus violent pour des projets ayant moins de participants.

  2. Bermond 21/11/2016
    Répondre

    pour info, il y a un accord pour lisboa. La précommande sur philibert est comptabilisé dans les pledges.

    • Gougou69 21/11/2016
      Répondre

      Dans l’absolu, oui. Mais un petit projet n’obtiendra pas un contrat de distribution avec localisation au cours de sa campagne de financement. C’est la réussite de la campagne qui peut inciter des distributeur à s’intéresser au jeu. Gamelyn fait un carton à chaque fois avec ses Tiny, ça attire obligatoirement les convoitises.

  3. Photo du profil de Dr. Jacoby
    Dr. Jacoby 21/11/2016
    Répondre

    Des gens (v)ont -ils pledger Lisboa par ici ?

  4. Photo du profil de Grovast
    Grovast 22/11/2016
    Répondre

    Merci pour cette explication de texte sur les early birds.

    Quand je vois que le soin apporté au montage d’une campagne de manière à donner une impression de dynamisme est quasiment plus important que le soin apporté à la qualité réelle du jeu (et de ses règles), je trouve ça un peu pathétique sur le principe.

    Ces résumés hebdos sont nickels pour moi en ce qu’ils permettent de « suivre l’actu KS » de loin à moindre effort (que je ne ferais pas sinon) tout cuit dans le bec. Donc merci encore 🙂

    • Gougou69 22/11/2016
      Répondre

      Il est vrai que trop de porteurs essaient de (et malheureusement arrivent à) faire de belles campagnes autour de jeux qui ne valent pas grand chose. Ils ne sont heureusement pas la majorité. Mais comme le répète à l’envi Jean-Michel, le co-auteur de l’article sur les EB : « KS, c’est pas pour tout le monde ». C’est valable tant pour certains soutiens potentiels que pour certains éditeurs qui ne voient là qu’une espèce de machine à cash.

      En tous cas, merci pour les remerciements 😉

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