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Medieval Battle : du wargame hexagonal à Essen

Vous avez trouvé Tiny Epic Kingdoms pas assez belliqueux, Medieval Academy (voir notre nouvelle pause de midi) pas assez violent, Shadows Over Normandie trop poulpesque, Battlelore trop hasardeux ? Pas de problème.

J’ai d’autres choses dans mon tiroir. Faut dire qu’Essen14, c’est des centaines de jeux (le millier ! le millier ! Hoooo…haaa…) oui, c’est le raz-de-marée ludique et chacun fait de son mieux pour sortir du lot. Qu’en est-il de Medieval Battle ?

ESSEN HALL 2 BOOTH E 108

C’est là que vous trouverez les polonais de Alchemicus avec Medieval Battle (à 35€), un jeu à deux complètement « language independent » autrement dit, si vous ne parlez pas polonais, ni anglais, c’est pas grave. Bon faudra quand même quelqu’un pour lire les règles à un moment.

Auprès de mon hexagone je vivais heureux…

Vous allez essayer de combattre votre adversaire en prenant et en tenant les points stratégiques du champs de bataille (capture the flag). La clef de la réussite ? Le recrutement de votre bleusaille – il faudra qu’elle s’adapte au terrain et qu’elle manoeuvre avec stratégie. Vous ne pourrez pas pleurer votre doudou ludique (mais si, vous savez, votre doudou que vous appelez (mal)Chance – cf l’article d’Eolean sur le sujet « Hasard : jouer ou jouet ? A vous de choisir !« -), car ici, les mécanismes n’intègrent pas de hasard. L’issue du combat n’est déterminée que par les joueurs et leurs aptitudes à gérer leurs armées.

Le plateau de jeu se compose de modules recto-verso, ce qui lui permettra d’être joué à plusieurs reprises avec des terrains différents (montagnes, plaines, rochers, bois qui vont rendre les déplacements plus ou moins simples), et des tailles variables. Vous avez des jetons pour représenter vos unités : d’un côté elles sont « full » (‘je vais bien tout va bien‘) mais si vous les tournez de l’autre côté, cela signifie que vous avez connu des pertes dans vos rangs.

Join the army !

Les joueurs peuvent d’abord jeter un coup d’oeil à la carte sans se faire mal, et ensuite construire leur armée en secret en tentant de faire les bons choix. Les unités de cavalerie fonctionneront mieux sur les plaines, alors que les archers pourront être d’une grande utilité sur les hautes montagnes à proximité des points stratégiques...

Chaque joueur fait donc ses choix en répartissant 20 Points de recrutement (si vous partez sur la map standard) ou 30 PR (avec la grande carte).

Voici le coût des unités :

  • 3 PR cavalerie lourde
  • 2 PR cavalerie légère, archers à cheval, infanterie lourde, archers
  • 1 PR infanterie légère, lanciers, archer

 

« Y’a rien d’autre à faire ici que mourir… » (Il faut sauver le soldat Ryan)

Voici vos actions possibles une fois que vous aurez déployé tout-comme-il-faut vos unités et que vous serez dans le feu de l’action :

1/ Le déplacement d’une unité qui peut éventuellement se terminer par une attaque de mêlée (on utilise alors une « calculatrice de combat » -un tableau sur le plateau- qui permet de prendre en compte tous les facteurs du combat pour en déterminer l’issue) ou par une attaque à distance, mais aussi par la fusion de deux unités du même type qui auraient subi des pertes afin de reformer une unité complète.

2/ L’attaque à distance sans bouger ni faire de chanson à gestes,

3/ Le retrait d’une unité : si votre adversaire vous fait du rentre-dedans en mêlée, c’est le moment pour vous de faire ce qu’on appelle pudiquement un « repli tactique » sur un hexagone voisin. (Qui a dit que repli était synonyme de défaite ? Qui ?!) ;

4/ Le regroupement : si on n’a pas déployé toute son armée au départ, c’est le moment de faire venir des renforts ! Cette action permet aussi de restaurer les points de mouvement (ceux-ci dépendent des unités et sont dépensés en fonction des types de terrain) ;

5/ Passer son tour (le joueur ne prend aucune action et se gratte le menton d’un air pensif).

Search & destroy

Si vous parvenez à détruire la base de l’adversaire ou si vous parvenez à prendre le contrôle de l’hexagone central en y plantant votre drapeau et en disant « un petit hexa pour un homme, un bond de géant pour l’humanité » ou si les 2 joueurs se retrouvent à passer l’un après l’autre (ou ne peuvent plus bouger), alors là, pouf, la partie se termine. Les petits drapeaux peuvent valoir 1 ou 2 points de victoire mais la base adverse en vaudra 3…

Le jeu est inspiré des échecs et l’auteur développe en ce moment même d’autres directions : des leaders, des nouvelles unités, de la diplomatie, des châteaux avec des règles de siège, de nouvelles maps et des scénarios… « A lot to do the next 10 years ». En effet Andrzej Kurek, en effet !

>> La fiche du jeu (pour les infos qui vous manquent peut-être dans cette fabuleuse news)

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