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Xavier Collette : de l'audace !



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03/10/2017
10:29
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Shanouillette
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14/04/2014
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Xavier Collette, alias « Coliandre », sort diplômé de l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc de la ville de Liège en 2004 et enchaîne depuis les rencontres qui lui ont permis de se faire un nom dans divers milieux, dont celui du jeu de société bien sûr. Éminemment doué pour imaginer des personnages forts, Xavier Collette commence par illustrer des couvertures de roman (chez Mille Saisons) et de jeux de rôle (Qin et Kuro de 7e Cercle). Après avoir fait ainsi ses premières armes, son art du character designer devient le coeur de son travail au sein de la société de jeux vidéo 10Tacle.
C’est seulement après…

03/10/2017
11:28
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eolean
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Interview très intéressante et sans langue de bois. Pour ma part, l’ambiance graphique d’un jeu est très importante dans l’acte d’achat du jeu. Et pourtant une fois dedans je ne la vois presque plus…

Mais un jeu de société va aujourd’hui me coûter 50 euros en moyenne. J’ai 2 ludothèques qui occupent une place centrale dans mon salon. Il est important pour moi d’aimer graphiquement un jeu.

Je prends l’exemple d’un des derniers splotter, food chain magnate. 70 euros pour un objet qu’un gamin de cp aurait pu dessiner à la règle pendant sa récréation… Je n’ai jamais pu l’acheter. Vu la réputation du monsieur, le jeu aurait eu un design plus travaillé (ou a minima me parlant plus), je serai reparti avec.

L’ambiance graphique du jeu n’est pas qu’un décor, elle amène une âme au jeu, elle amène une immersion et un plaisir. De fait elle fait partie de l’acte d’achat autant que les mécanismes.

Je plussoie donc ces propos qui visent à proposer des droits d’auteurs pour les illustrateurs qui du fait du temps passé, de la création, et de l’intérêt commerciale (et pas que) sont totalement mérités.

J’aimerai bien monter une société d’édition sur le modèle de la marque « c’est qui le patron ? » qui définirait avec les utilisateurs les parts qui doivent aller à chaque intervenant et qui définirait également le prix in fine du jeu. Il serait peut-être un poil plus cher, mais on saurait où va l’argent qu’on dépense pour un jeu ! Qui est avec moi ? :p

03/10/2017
13:54
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antyova
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La seule raison pour laquelle j’ai acheté Abyss au moment de sa sortie : les illustrations (véridique). Je n’ai pas regardé la description du jeu en dehors du fait qu’on pouvait y jouer à 2 joueurs, et même sans ça, je l’aurais pris sans tergiverser outre mesure.

Bon, du coup, je n’ai fait qu’une partie avec mon copain et depuis il trône sur nos étagères (oui c’est idiot de s’arrêter à une première impression, surtout sur un jeu qui doit être plus intéressant à 4 joueur qu’à 2).

 

Je suis de ces béotiens qui sont autant (voire plus) sensibles aux graphismes qu’aux mécanismes. Par exemple, j’ai fait une (loooongue) partie de Terraforming Mars, j’ai trouvé sympa, mais… eh bien… je crois que je ne l’achèterai pas. Parce que le plaisir des mécanismes de jeu n’est pas suffisant pour compenser l’austérité graphique (ça c’ets moi qui trouve austère, c’est subjectif). Et j’ai eu le même « problème » avec Race for the Galaxy.

 

Donc, tout ça pour dire : Oui les illustrations dans un jeu sont (très) importantes, et merci monsieur Collette pour ce merveilleux travail!

(et merci Ludovox pour l’article ^^)

03/10/2017
15:28
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eolean
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Pas d’accord du tout avec cette vision. Un exécutant ne fais qu’exécuter un schéma pré-établi sans initiative et donc sans création.
Un illustrateur, même s’il suit un cahier des charges plus ou moins précis, a un monde, une vision et une signature graphique. Il crée.

Et toute la différence est là. Ce n’est même pas une question de talent, c’est une question de création artistique.

Que l’illustration soit au service de la mécanique du jeu, je suis bien d’accord. Mais la réduire à une simple partition exécutée c’est faire abstraction de tout processus de création graphique. Sans la mécanique, il n’y a pas de jeu et pas d’illustrateur, mais sans illustrateur, comment pourriez-vous sortir votre jeu ?

L’image de l’orchestre est trop facile et dédaigneuse vis-à-vis des illustrateurs à mon sens.

03/10/2017
16:39
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fouilloux
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Personnellement je ne l’ai pas lu ainsi, j’ai l’impression qu’il se place sur un plan purement légal et de rémunération, en disant qu’il est l’auteur « des illustrations du jeu » et que donc il devrait avoir un contrat avec des droits d’auteurs. Il me semble, encore une fois sur un plan strictement légal, que ça a du sens. Il ne faut pas oublier la phrase suivante « Je ne parle pas de signification, ou d’implication sur la paternité du concept en lui-même, mais juste de définition légale » et comme il le dit plus loin, le fait qu’il soit rémunéré en droit d’auteurs n’enlève en rien le travail et le rôle de l’auteur du jeu, ni ne doit pour lui changer d’une quelconque façon son mode de rémunération.

Si on compare avec l’univers de la BD par exemple, j’aimerais savoir comment est considéré l’illustrateur.

03/10/2017
17:28
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Antony
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Tout à fait d’accord avec toi Fouilloux, à croire que nous n’avons pas tous lu le même article. Dans tous les cas, splendides illustrations et merci pour ce rare partage depuis l’intérieur.

03/10/2017
22:01
Virgile De Rais
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Excellente interview sans langue de bois , assez d’accord avec le coté moins varié et  moins audacieux mais plus qualitatifs des illustrations de boites… Même si des Weberson Santiago et Jakub Rozalski très clivants ( moi j’aime beaucoup) sont aussi la.

03/10/2017
22:16
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El Cam
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Mouais, je rejoins Matthieu d’E. C’est très gentil d’aimer l’aspect d’un jeu fini et d’envoyer plein de coeurs aux artistes romantiques à qui on les doit, mais essayez d’imaginez un peu ce qui se passe pendant le développement. Oui, les illustrateurs fournissent un apport créatif et  ont un impact sur l’expérience et les chiffres de vente. Leur donner un intéressement sur les ventes? Pourquoi pas. Ca se fait déjà par-ci par là, d’ailleurs, avec des primes par paliers de boites vendus ou par retirage. Mais leur reconnaître le même statut que les auteurs ? Non, désolé.

Les illustrateurs ne bossent pas des mois avant de savoir si leur jeu va trouver preneur. Ils ne démarchent pas les éditeurs pour le promouvoir et le signer. Ils ne se tapent pas tout le procédé de développement, d’itération et de remise en question. Ils sont contactés lorsque le jeu est fini, qu’il a besoin d’être habillé, et ne travaillent que contre monnaie sonnante et trébuchante. X. Collette le dit lui-même: si on lui propose de travailler pour rien en échange de retombées en cas de succès, il dit non. C’est pourtant le risque que prennent auteur, éditeur et distributeur pour sortir un jeu. Ils prennent ce risque pour sortir LEUR jeu, parcequ’ils y croient. L’illustrateur est payé pour une prestation sur un jeu qui n’est pas le sien. Même s’il n’y croit pas, même si le jeu fait un four, il est payé parceque c’est un pro et que tout travail mérite salaire. Les illustrateurs peuvent gagner leur vie avec leurs images. Combien d’auteurs peuvent en dire autant ? 

Et il y a plus qu’une question de gros sous derrière la question du statut juridique d’auteur de jeu. Il y a aussi la reconnaissance de droits de paternité sur la l’oeuvre. Avec notamment le fait d’avoir besoin de la signature des ayants droits pour décider du futur d’un jeu. Ça n’aurait pas de sens de conférer cette autorité à l’illustrateur.
Exemple : un éditeur veut exporter un de ses jeux à l’étranger, disons au japon. L’auteur est tout jouasse. Par contre, la localisation implique de changer la direction artistique parceque les images actuelles ne conviennent pas à la sensibilité nipponne. On veut faire appel à un autre artiste pour la nouvelle version. L’illustrateur d’origine n’est pas du tout d’accord pour qu’on le remplace, du coup il met son veto. Le jeu sortira avec une DA inappropriée, ou il ne sortira pas. Ou il sortira avec d’autres images et l’illustrateur aura quand même des royalties. Bref ça n’a aucun sens.

Après, si un illustrateur prend les même risques et passe par le même chemin de croix que l’auteur pour porter leur projet qu’ils ont développé à deux, il peut bien sûr revendiquer le statut de co-auteur. Mais ça n’arrive pas souvent.

03/10/2017
22:39
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Umberling
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Plus de qualité et moins de variété : on ne peut plus vrai. Mais entre les progrès d’ergonomie et d’illus, la qualité ludique ne cesse d’augmenter.

04/10/2017
09:36
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fouilloux
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Alors moi la façon dont je le lis c’est « un auteur du jeu » = « un des auteurs qui ont participé à la création du jeu » = « l’auteur des illustrations du jeu ». Est ce que si on remplace juste, dans cette phrase, l’expression  » un auteur du jeu » par « l’auteur des illustrations du jeu » son propos ne devient-il pas moins ambigu et donc moins critiquable? Effectivement, il le re-précise dans ces commentaires, il n’est l’auteur « que » des illustrations. Et c’est ce qu’il revendique. Il se trouve que les illustrations sont utilisés pour un jeu. Ca reste des illustrations, soumises au droit d’auteur et qui devrait donc être traités comme telle, indépendamment de ce qu’il se passe pour l’auteur du jeu en lui même et de si elles sont utilisées pour un jeu, une pub ou pour orner une boîte de macaron.

04/10/2017
09:43
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fouilloux
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Par contre je suis pas d’accord pour dire que l’auteur ne prend pas de risque: c’est un moyen de gagner sa vie tellement risqué que très peu en vivent et beaucoup doivent avoir un autre travail à côté. A chaque fois qu’un auteur se lance dans une création, il n’est pas du tout sûr qu’il en retirera quoi que ce soit. Pour reprendre une formulation « Faut aussi arrêter de les prendre pour des bohèmes, rêveurs, qui vivent d’amour et d’eau fraîche. » 🙂

Ou alors je ne vois pas ce qu’on entends par « risque au sens premier ».

04/10/2017
10:26
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fouilloux
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Je suis d’accord avec tout ce qui se dit sur les illustrateurs, sur l’auteur pas du tout. Bien sûr qu’il prend un risque financier s’il veut vivre de cela. Le risque est encore une fois tellement grand que très peu le prenne! Dire qu’il ne perd que son temps, c’est bien intégrer le fait qu’il fait quelque chose à côté pour manger, et que cela reste un « loisir » en plus de son travail. Sinon, si on considère que c’est vraiment son métier, alors bien sûr que faire un métier pour lequel on est pas sur de trouver comment faire payer son travail c’est un risque financier énorme. Risquer de l’argent, c’est risquer d’en perdre mais aussi de passer du temps sans en gagner.

04/10/2017
12:01
Xavier Collette
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L’illustrateur·trice et le/la scénariste ont le même statut: auteur. Des avances sur droit différentes, parce que la durée de travail n’est pas la même, et un pourcentage égal (en général). Le combat est plutôt de faire reconnaître le coloriste dans le lot, car il est le maillon faible légalement parlant, souvent sous tarifé, et n’a que rarement des droits d’auteur. Et là aussi, bien souvent, quand on lui accorde, c’est en rognant la part des deux autres auteurs…
Comme quoi… il y a des points communs, malgré tout…

04/10/2017
12:43
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El Cam
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Oui, alors si on part en discussion juridique, il faut aller jusqu’au bout. La loi encadre déjà le cas d’une oeuvre à plusieurs. Parceque même si l’illustrateur est « l’auteur de ses illustrations » dans le sens commun, ce ne sont pas ses illustrations qui sont vendues en tant que telles, mais le jeu entier.

Là dessus, le droit français reconnait 3 options (article 113-2 de la propriété intellectuelle):

– les oeuvres de collaboration, ou plusieurs personnes physiques démarrent un projet ensemble et sont toutes reconnues auteurs du projet (comme c’est le cas en BD).

– les oeuvres composites, ou quelqu’un réalise une oeuvre en y intégrant une oeuvre préexistante mais sans travailler avec l’auteur de l’oeuvre précédente (ça se monnaye aussi).

– les oeuvres collectives, qui sont démarrées par une personne physique ou morale et font intervenir plusieurs autres personnes. Seule la personne qui a initié le projet et le diffuse en son nom a le statut d’auteur sur l’oeuvre finale. Les autres contributeurs y renoncent et reconnaissent que leur contribution est partie intégrante de l’oeuvre collective, sur laquelle ils ne peuvent faire valoir aucun droit moral. C’est ce qui est en vigueur dans le jeu vidéo, ou les jeux sont initiés par des personnes morales (les studios) et tous les contributeurs sont des salariés ou prestataires (parfois avec intéressement, souvent sans, mais dans aucun cas ils peuvent se revendiquer l’auteur de tout ou partie du jeu final).

Si l’illustrateur n’est pas là dès l’origine du projet, il ne s’agit pas d’une oeuvre de collaboration. On est dans l’oeuvre collective. Il n’est pas forcément très clair si on considère que l’initiateur du projet est le game designer ou l’éditeur, ou les deux. Mais ce n’est certainement pas l’illustrateur, qui renonce au statut d’auteur et aux droits afférents pour intervenir au sein d’une oeuvre dont il n’est pas à l’origine.

Les illustrateurs ne font pas juste « valoir leurs droits » en demandant des droits d’auteurs. Ils demandent un changement du droit actuel. Peut-être qu’ils ont raison. Peut-être que la définition de l’oeuvre collective n’est pas approprié aux réalités du jeu de société. J’espère que ce débat permettra à terme que tout le monde trouvent des pratiques justes pour tous les concernés et que ces pratiques entrent dans le droit commun. Mais dans l’immédiat, dire « ce-sont-des-auteurs-payez-les-comme-des-auteurs-parce-que-c’est-la-loi » ne suffit pas.

04/10/2017
12:49
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fouilloux
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Ah non mais encore une fois, je suis tout à fait d’accord avec votre position sur les illustrateurs, c’est celle sur les auteurs « qui ne prennent pas de risque que » que je conteste. 🙂

04/10/2017
13:49
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fouilloux
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Ok merci (oui je me doutais bien qu’il y aurait des points communs). Et du coup comment ça s’articule avec ce que dit El Cam plus bas?

04/10/2017
18:56
Pierô Lalune
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03/10/2017
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Hello tout le monde…

J’y vais de mon petit commentaire parce que bon… Ca serait dommage de perdre une occaz de l’ouvrir quand le sujet est intéressant…

Avant tout, pour le cas de ceux qui me connaitraient pas, je suis Pierô, illustrateur depuis 11 ans dans le milieu (Mr. Jack, Dice town, Ghost stories et pas mal d’autres). Forcément, je suis donc pas complètement impartial ni forcément objectif tout le temps sur le sujet.

D’abord, Xavier, je suis obligé d’admettre que ton propos m’a fait tiqué comme Tom sur le coup. Je connais ton point de vue sur le sujet et nous le partageons mais effectivement, comme j’ai eu l’occasion de le dire à la radio des jeux il y a un an… Je parle plutôt d’intéressement sur le ventes que de « droits d’auteur ». Oui, bien évidemment, notre statut légal est « artiste-auteur » et oui, nous sommes « auteurs de nos illus’. Après, je me garde bien de « simplifier » en me qualifiant de « un (des) auteurs du jeu ». Je pense que tu le sais mais je le rappelle pour tout le monde… Les « auteurs » de jeux ne sont pas « auteurs » eux… Le jeu n’étant pas un produit culturel, ils sont plus qualifiés « d’inventeur » et n’ont pas de statut légal (et les avantages qui vont avec d’un point de vue de l’état) « d’auteur ». Du coup, j’ai toujours trouvé tendax de me qualifier haut et fort d’auteur par respect pour un statut que les « designers » aimeraient surement avoir mais ne peuvent pas. Après, bien sûr, nous sommes tout à fait d’accord, nous sommes auteurs de nos illustrations avec tout ce que ça comporte d’inaliénable et de protection pour notre taff.

Après, allons y dans le vieux débat bien pourrav’ de « pourquoi et quand un illustrateur pourrait il toucher des Royalties ? »

Je répond plus directement à Matthieu D’Epenoux sur ce coup là vu qu’il semblerait qu’il y a deux cas de figures dans lesquels cela se justifie.

– La personnalité publique… Ha… Alors… Heuu… Ok…. Déjà, je suis pas certain qu’un « nom » fasse mieux vendre un jeu (même celui de Wolinsky) pis j’espère que même un Wolinsky vend plus pour la « qualité » de son taff que pour son nom seul. Dans l’absolu, je comprends pas que ça justifie plus qu’il ait des droits d’auteurs que nous, « pauvres inconnus »… Perso, j’ai illustré des jeux qui se sont plus vendus (je pense) que « Salut les filles » et même si c’est pas seulement mes illustrations qui ont fait vendre le jeu… Elles ont joué un rôle (plus ou moins grand)

– C’est d’ailleurs pour ça que le deuxième cas de figure me convainc pas beaucoup plus. De façon littérale, toutes les illustrations sont « au coeur de la mécanique ». Oui, les illustrations doivent servir les mécanismes (je suis le premier convaincu de cela) et justement, elles se trouvent au milieu. C’est un des rouages (le visuel) de la mécanique… C’est la partie apparente en sommes…. C’est un tout. Oui, des fois, la mécanique repose directement sur les illustrations… Mais dans tous les cas, l’illustration est un élément du produit final avec ce que ça peux impliquer dans son succès ou son échec. PArce que oui, notre taff peux, de fait, avoir un impact négatif sur la finalité du produit: se vendre. Je pense qu’un « Médieval Academy » se serait plus vendu s’il avait eu des illustrations plus « sérieuses » car cela aurait plus touché un public ciblé. Contre exemple, je pense que Mr. Jack et son côté toon (volonté affirmée de Bruno Cathala) a permi de toucher un plus grand public….

MaaAAAAaais bon… Je vais pas m’étendre trop trop longtemps… Mais oui, je pense que les illustrateurs doivent toucher un intéressement sur les ventes avec un système « d’avance sur droits » (comme l’explique très bien Xavier)…. Non, je pense pas que ce pourcentage doit être rogné sur celui des auteurs…. Je pense sincèrement que ce débat peut être sain et le sujet abordé de façon sereine… Ca serait pas mal que auteurs et illustrateurs ne soient pas mis dos à dos avec les auteurs et que tout le monde puisse écouter les arguments de chacun.

LEs choses ont beaucoup évoluées ces 10 dernières années et plutôt dans le bien… Autant que ça continue.

Biz

EDIT: Ha ben l’autre Xavier (celui au nom imprononçable) a dit des choses super bien et intelligentes et douces… Allez le lire 🙂

04/10/2017
19:03
Jérémie Fleury
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Je trouve que c’est une erreur de comparer une collaboration Auteur – Illustrateur à une œuvre collective développée par un studio de jeux vidéo qui embauche des dizaines / centaines de personnes. Dans le cas d’un studio de JV, plusieurs artistes bossent dans une équipe, elle-même dirigée par un lead, lui-même dirigé par un DA etc.  

Dans le cadre d’un jeu de société les images et l’univers de l’illustrateur habillent le jeu à 100%. Sa patte graphique est reconnaissable et incontestable. 

A partir du moment où on fait appel à un illustrateur, c’est qu’on aime son travail, son style. On se projette sur l’univers que l’on veut développer pour le jeu. Car oui, l’illustrateur que vous allez choisir va apporter sa technique, mais également sa vision, celle qu’il a forgée grâce à l’expérience de toute une vie. Donc on est loin du « simple » exécutant.

Dans le processus créatif, on n’est finalement pas si éloigné du secteur du livre. Je ne vais pas parler de la genèse d’un projet qui est toujours unique, mais au final, la norme est qu’il y ait des pourcentages pour l’auteur et l’illustrateur.

Bien sûr, ce % varie en fonction des projets.

On parlait plus haut de l’implication des illustrateurs sur les jeux. Certains ont tendance à d’ailleurs la minimiser. Mais il faut savoir que cette implication, est exactement la même que sur les BD ou livres jeunesse !

 

Aujourd’hui, on fait de plus en plus appel aux illustrateurs pour dédicacer des jeux sur les salons. Comme ça a été dit dans le fil de discussion, il existe même des prix pour récompenser la beauté d’un jeu. C’est qu’il y a donc une vraie reconnaissance de la singularité de leur travail par le public.

04/10/2017
19:37
Pierô Lalune
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EDIT: J’avais mal lu le commentaire de Xavier donc ma réponse était à côté… Je la laisse quand même parce que bon… Ca prouve si c’était encore nécéssaire que je parle toujours trop et trop vite et je donne ma bonne réponse après 🙂

première réponse (à coté de la plaque)Héhéhé… Bah, publiquement, ils le savent et le déplorent hein… Et je compte parmi mes amis beaucoup d’auteurs de jeux et je serais heureux pour eux que cela change… Je pense d’ailleurs que d’une certaine façon, on peut jouer un micro rôle là dedans parce que notre statut légal à nous justifie que cela pourrait être une oeuvre culturelle le jeu 😉

Bonne réponse: « Bah… Je parle que du « statut officiel ». Non non, les auteurs de jeux ne sont pas « auteurs » comme « artiste auteur » (statut des scénaristes, illustrateurs, musiciens etc…. »… Mais c’est juste un statut « légal » et officiel.

Ils sont complètement « auteurs » de leurs jeux dans l’absolu 🙂

04/10/2017
20:38
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Umberling
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Merci de vos commentaires : c’est fort intéressant.

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