essen-up-upok

Essen : create buzz, excite geeks, make money ! Tous les coups sont permis

Vous avez sûrement entendu parlé de Essen the game le jeu de Etienne Espreman, Fabrice Beghin et Frédéric Delporte qui vous propose d’être un geek qui va à Essen. Et bien avec Essen, du suédois Harry-Pekka Kuusela, vous voilà de l’autre côté du stand. Avec des règles multilingues, dont le french. 

Les visiteurs recherchent leur graal ludique ? Vous allez leur fournir.

L’objectif est d’attirer le geek, de lui vendre vos jeux et de faire le plus d’argent possible sur les 8 tours que dure le jeu (répartis en 4×2 matinées et après-midi). À chaque tour, un certain nombre de visiteurs fait le tour des stands, cherche des tables de démo et déambule vers les comptoirs de vente. A vous d’appâter le chaland !

Il va falloir gérer votre effort commercial à bon escient (mettre de belles tables de démo pour faire du buzz) afin de convertir ces visiteurs en argent tout en prenant garde, car le marché du jeu est volage ! Des centaines de nouveautés font leur début sur le salon et tout le monde n’arrivera pas à sortir du lot… ça vous rappelle quelque chose, hmm ?

Chaque joueur a son petit plateau personnel représentant un type d’éditeur (tout y est ! Eurogames, ameritrash, wargame, jeux de rôles, jeux pour enfants, party game, grandeur nature et abstrait) et au centre, vous avez un plateau avec à côté des tuiles « offres spéciales », des tuiles « d’annonces » et des « comptables ». On prépare des tuiles de visiteurs variables en fonction de nombre de joueurs (par exemple, dans une config à 3 joueurs, on va créer une pile de 90 visiteurs et une pile de 30 tuiles de visiteurs supplémentaires, les « extra »). Installez ensuite les tuiles « demandes » sur le plateau et faites bien attention à ne pas regarder dans quel ordre elles arrivent…

Dans chacun des 8 tours du jeu, les joueurs doivent résoudre chacune de ces phases avant de passer à la suivante :

1. Configuration du stand : on va révéler la tuile Demande, elle donnera un nombre entre 10 et 40 qui indique le nombre de visiteurs qui vont arriver pendant ce tour. Ils vont être divisés de façon égale entre les différents stands. Les éditeurs que vous incarnez vont devoir décider combien de tables de démo ils installent chez eux (entre 0 et 4) et payer le prix pour chaque vendeur.

2. Action : Chaque éditeur choisit sur ​​quel aspect il va se concentrer.

>> L’action « vendre » : si vous voulez que les choses soient bien faites, il va falloir mouiller la chemise. Et de toute façon, vous n’avez pas la trésorerie pour embaucher d’autres personnes pour le faire à votre place. Vous ajoutez une tuile vendeur à votre stand, et ça coûte rien.

>> Créer du buzz : il va falloir « se salir les mains » (dixit les règles !) et jouer un peu avec vos geeks pour leur donner envie. Vous placez votre jeton sur une table de démo pour booster votre buzz.

>> Concurrence directe : tous les moyens sont permis ! Vous ne voudriez pas qu’ils achètent le jeu d’en face, quand même ?! Bon. Alors c’est le moment de montrer que vous avez plus d’un tour dans votre besace ! Il faut attirer l’attention sur votre jeu. Cosplay, musique, flyers, spécimens humains anormalement attractifs, Nutella. Oui, Nutella. C’est petit, mais c’est ce qui se passe. Encore ce matin, tiens, un éditeur suisse me disait de venir sur son stand car il y aura du chocolat 😉 On n’fait pas un métier facile, je vous l’dis.

>> Offres spéciales, pub, comptable : Les offres spéciales, ce sont les goodies et autres réductions qui attirent le connaisseur chez vous, quant à la pub, elle augmente le buzz. L’embauche d’un comptable peut aussi être une idée intelligente si vous cherchez à optimiser vos rendements.


3. Chiffre d’affaires : les visiteurs achètent des jeux, et sont convertis en argent. C’est beau ça quand même.

4. Buzz ! : les exposants utilisent le buzz qu’ils ont généré pour attirer les visiteurs en provenance d’autres stands. « Au revoir, j’espère que vous avez apprécié notre jeu ! » Pourquoi marchent-ils si vite ? Ils n’aiment pas les jeux de deckbuilding avec des zombies-pirates Cthulhiens ?!

5. Nettoyage : les tables sont rangées, et préparées pour le prochain tour.

Il n’y a aucune information cachée dans ce jeu, tous les joueurs sont autorisés à inspecter et compter les piles de tuiles, à l’exception de la pile des demandes. Vous allez donc gérer votre argent, poser vos petits meeples sur les actions utiles, contrôler votre zone et votre buzz et profiter des nombreux clins d’oeils éparpillés sur les illustrations façon pixel-art (Catane, Space Hulk, Town Center…).

Vous pouvez jouer à 2-4 joueurs, mais si vous avez deux boîtes du jeu vous pourrez jouer jusqu’à 8. Alors, vous êtes plutôt Essen the game ou Essen tout court ?

Hop, la Préco c’est là

1 Commentaire

  1. Photo du profil de SleuthGames
    SleuthGames 15/09/2014
    Répondre

    Merci pour la trouvaille.

    Je suis fan du pixel art.

    Par contre, un jeu sur le milieu du jeu, moi ça me fait pas rêver. C’est comme ces goodies mettant en scène des auteurs ou des personnalités du microcosme ludique. Non, c’est trop.

    La télé aussi a commencé à s’auto-référencer et à tourner en rond (invité d’émission télé qui n’était que des gens connus pour passer à la télé, bétiser de la télé, etc.). ça ne lui a pas porté chance…

Laisser un commentaire