Brick Party, c’est du solide !

Le plus prosaïquement possible, Brick Party annonce la couleur : on sait qu’on se frotte à un party game qui nous fait faire mumuse avec des briques. Des Le… des Leg… Non, pas de Legolas. Des Legos, là, mais sans la licence. On parlera donc de briques. Franchement, quoi de plus fun qu’assembler des briques ? À cette question, Brick Party répond : « Le faire ensemble ! »

 

Partie pour party

Les joueurs vont se mettre en équipes de deux, et si l’on joue en nombre impair, il y aura un arbitre tournant à chaque manche. Pas forcément idéal, car un joueur est mis au ban. Mais les manches sont courtes, et il est plutôt fun de voir tout le monde se démener.

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Le but de Brick Party est d’accumuler le plus de points de victoire, représentés par des cartes. Chaque joueur commence avec un certain nombre de cartes en main, représentant des structures à construire ; les simples à 5 pièces vaudront 5 points, et celles à 8, huit points. En résumé : 1 brique = un point.

Au début de chaque manche, on révèle une contrainte qui affectera un des deux membres du binôme, voire les deux.

Puis on constitue les équipes, à la volée. Chaque joueur encore seul choisit son binôme en un tour de table ! Puis on a un court sablier pour savoir qui fait quoi : il faudra un bâtisseur et un architecte. L’architecte doit aussi, dans ce laps de temps, sélectionner une carte à construire.

Puis on lance la construction !

 

La foire d’empoigne

Tout le monde commence alors à construire son bâtiment, en temps réel, simultanément. Chaque architecte décrit à son bâtisseur ce qu’il doit faire pour arriver au bon résultat. Il faudra obtenir une forme plate pour achever la manche. Dès que vous avez fini, vous retournez le sablier et laissez aux autres équipes ce laps de temps pour terminer leur bâtisse. S’ils ne finissent pas, ils échouent ! Les formes réussies sont vérifiées à l’aide de la carte choisie. Vous avez fini premier ? C’est bien.

Si vous avez juste, vous et votre coéquipier remportez des points équivalents à la valeur de la carte, plus des points équivalents à la valeur de la contrainte. On les marque avec des cartes, qui servent de scoring. Pratique. Si vous avez faux, niet, nada !

Une forme à 7 pièces à vérifier.

 

Puis ceux qui ont fini leur figure dans le temps imparti peuvent commencer à vérifier leurs formes…

Une fois ceci fait, on défausse les cartes pas finies / fausses et on révèle une nouvelle contrainte. Il est temps de constituer d’autres équipes… Après autant de manches qu’il y a de joueurs, la partie s’arrête ! Il suffit de compter les points, et bingo, on sait qui a gagné. (mais bon, pour un party game, ce n’est pas très important de gagner, non ?)

 

Contre-soirée ou pas contre-soirée ?

OK, c’est simple. Mais est-ce que c’est bien ? À peu de joueurs, je n’ai pas trouvé ça génial. Mais à partir de 6… C’est l’éclate. Construire des blocs biscornus avec nos briques, avec ces contraintes à la noix – comment ça, sans les pouces ?! À une main, et en tenant la carte forme de l’autre ? Sérieusement ? –, oui, c’est fun. Principalement parce que le timer, l’enfer du timer, tient de la compétence de vos concurrents. Alors oui, parfois on prend des risques, on va plus vite que l’on devrait, et l’on se goure lamentablement.

On remarque vite que vous êtes particulièrement compétent (ou incompétent) dans un des deux exercices. Sur les parties que j’ai faites, il y a toujours eu cette différence entre la compétence d’explication et celle de construction. Personne n’a été bon dans les deux. Sauf qu’au bout d’un moment, si vous avez toujours expliqué, il ne vous reste que des cartes moins bonnes en main… Va falloir se mettre à se diversifier et construire un peu si l’on veut ramener des points à la maison !

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Je crois que même en regardant jouer (si nombre impair), on s’amuse à voir les gens galérer, d’autant plus que l’on est suffisamment actif pour être au fait des difficultés du jeu. Les contraintes apportent une dose de fun improbable, et si elles affectent souvent l’un ou l’autre membre du binôme, elles affectent plus rarement la tablée entière.

Cependant, les constructeurs fouillent ensemble dans la réserve de pièces, et souvent, les mains s’entrechoquent, à la recherche de la bonne pièces. De quoi rire un bon coup avant de s’y remettre. Ni trop long ni trop court, le jeu sait parfaitement se diversifier avec les changements d’équipe à chaque manche.

Dire que Brick Party est réussi ? Oui, assurément. Si l’on excepte les hoquets du jeu à moins de six, Brick Party est une expérience fun, résolument régressive, qui promet un moment de bonne humeur entre amis. Bonne ambiance garantie !

 

Brick Party,

Un jeu de Luca Bellini
Illustré par Erika Signini
Distribué par iello
Langue et traductions : Français
Date de sortie : 30-10-2015
De 2 à 9 joueurs
A partir de 5 ans
Durée d’une partie entre 15 et 30 minutes

5 Commentaires

  1. Photo du profil de morlockbob
    morlockbob 28/11/2016
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    C’est bien de parler de ce jeu qui semble être passer inaperçu. Étant nul en tangram j ai même fait qq essais tout seul…

    • Photo du profil de TheGoodTheBadAndTheMeeple
      TheGoodTheBadAndTheMeeple 28/11/2016
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      Au moins le jeu est sorti chez Iello, mais Iello fait dans la masse et peu de com hélas… J’ai la version originale, et ça fonctionne à merveille pour faire des betises.

  2. Photo du profil de acariatre
    acariatre 28/11/2016
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    Pas sûr d’avoir compris le principe, seul l’architecte voit la figure à construire et tente de l’expliquer au constructeur ? Ou tout le monde voit le plan à reproduire ?

    • Photo du profil de Umberling
      Umberling 28/11/2016
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      Première solution. L’architecte sélectionne la figure qu’il veut faire via une main de cartes et la décrit au constructeur.

      • Photo du profil de acariatre
        acariatre 28/11/2016
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        Ok, j’imaginais bien ça mais ça ne me parait pas limpide dans l’article. Peut-être à préciser pour les lecteurs 🙂

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