À QUOI TU JOUES ?

Voici la deuxième itération de notre nouvelle rubrique À quoi tu joues ? 

À quoi tu joues permet de faire des retours rapides au plus proche de l’action ! En effet notre Testing Team forme un groupe de joueurs qui joue à beaucoup de jeux chaque semaine, beaucoup plus de jeux qu’on arrive à vous en parler via le format « Just Played », qui, malgré son intitulé empli de modestie, nécessite de longues heures de travail en amont… 
Ici, on évoque donc quelques-uns de ces autres jeux, avec un style court, spontané, sans rappel de règles. On partage ressentis et découvertes, tout en restant dans du qualitatif tout de même, évidemment, puisqu’il s’agit des retours de notre équipe d’élite ! ;p 

On espère que ça vous parlera ! N’hésitez pas à commenter !

Bonne lecture. 

alendar profil

imperial-assault_left« Le petit groupe rebelle s’avançait avec prudence dans l’épaisse forêt de la planète Onderon. Un peu plus loin devant eux s’élevaient des bruits mécaniques. Fenn s’attendait à un solide comité d’accueil : l’Empire avait dû envoyer l’artillerie lourde afin de se venger du revers cuisant que lui avait infligé la rébellion. Prenant position aussi silencieusement que possible, le commando découvrait avec horreur l’arsenal infernal dépêché sur place: au milieu de la clairière manoeuvrait un TR-TT, cette terrible machine de guerre qui semait la désolation autour d’elle.

« Maudits soient-ils! » lança Verena, pestant contre le Haut Commandement. « Un peu de soutien ne nous aurait pas été de trop! ».

Oui, on a relancé Imperial AssaultAprès être venu à bout de la campagne Retour sur Hoth, mon jeune fils de 10 ans mourrait d’envie de se relancer dans le jeu. Etant moi-même un grand amateur de l’univers de Disney (enfin de George Lucas !), je ne pouvais que le soutenir dans cette idée, au plus grand dam de mon aîné. C’est ainsi que nous relancions une campagne de la boîte de base, convaincus que la connaissance des différents rebelles nous permettrait de constituer une équipe qui réussirait là où les deux précédentes avaient lamentablement échoué (un massacre !). Avec un jeune Empereur aux commandes, la victoire finale serait peut-être enfin au rendez-vous..! À suivre…»  – Alendar 

 

morlock

 

« Bunny Kingdom. Ouuuuh tous ces petits lapins, ces châteaux en 3D, ces jolies cartes et sonbunny-kingdom plateau… Bon, un peu petit son plateau… Avec surtout cette boulette de ne pas avoir tourné les chiffres et les lettres dans le sens de lecture de chacun (bonne remarque de Monsieur qui gagne une carotte). 

Le jeu est un draft (encore !) où l’on garde deux cartes (ah !) pour se placer (façon coordonnées de la bataille navale, F4, E8, etc) ou construire, ou parce que ça rapporte un bonus à la fin… Petit truc sympa : On peut essayer d’ennuyer l’adversaire en se plaçant chez lui et le pousser à fractionner son grand royaume en plusieurs petits.

De toute façon, que vous visiez les ressources, les royaumes, ou quoi que ce soit, la salade de points bonus de fin de partie remettra les pendules à l’heure. Vous pouvez vous retrouvez avec une douzaine d’objectifs sans problème. C’est ce qui en fait un jeu un peu trop léger à mon sens (tenter de se placer absolument n’est pas « si » utile) mais qui en fait aussi un jeu familial du dimanche après midi puisque tout le monde gagne (bon, d’accord, à quelques points près rhoo…). 

Assez anarchique en fin de compte, mais joli et bien sympathique (si on n’imagine pas ce royaume des Léporidés comme un jeu de placement très stratégique). » – Morlock Bob

 

« Lovecraft Letter. Senji Kanai, totalement Alzheimer, ne se rappelle plus qu’il nous a déjà fait 2lovecraft letter jeu95 fois le coup de Love letter et nous ressort son hit (le seul d’ailleurs) pour Essen. Cette fois, avec Love craft (hahahaha lol).

Reprenant le format du « Love Letter Premium » (voir article) : grandes cartes, protèges cartes, jetons de poker customisés pour les points et boîte classe, le jeu, illustré par Vincent Dutrait est objectivement un bel objet.

Mécaniquement, il reprend les bases du Love Letter classique et y ajoute des cartes de la famille à tentacules.

L’idée de pouvoirs seulement jouables si l’on est déjà atteint de folie est une bonne trouvaille (tout comme les points que l’on gagne, différents, selon que l’on soit sain ou dingue), le concept rend le jeu plus chaotique. La première partie est amusante car ça part dans tous les sens (« vous perdez si vous êtes sain d’esprit »), mais rapidement le binz généré par certains pouvoirs et/ou combinaisons devient lourdingue, et une fois de plus l’épure du jeu de base, qui en faisait le succès qu’on connaît, vole en éclats. À 30 € la boîte on peut se demander si jouer à la bataille ne ferait pas le même effet » – Morlock Bob. 

 

wraith

 

jeu-de-societe-the-7th-continent« J’en suis à ma deuxième session de 7th Continent de notre première « campagne », de notre première malédiction devrais-je dire. Pour être honnête, je joue plus par curiosité que parce que le jeu m’enthousiasme, mais je veux aller jusqu’au bout pour me faire une idée !

Je suis assez hermétique au fait de tirer des cartes pour obtenir des étoiles, mais finalement, ça vaut bien un lancer de dé. J’apprécie quand même le fait qu’il y ait beaucoup de façons différentes de diminuer le nombre de succès requis.

Ce que je n’aime pas trop par contre, c’est que l’on ne peut récupérer de cartes pour son personnage que lorsqu’on participe à l’action du tour, ce qui fait que tout le monde est bien souvent (quand on est en forme en tout cas) partant pour faire l’action en groupe, histoire de ne pas risquer de voir passer une bonne carte pour son perso. Pouvoir combiner plusieurs objets n’ayant rien à voir me paraît assez étrange aussi.

J’admire par contre le fait qu’en ayant commencé simultanément trois parties sur trois tables différentes (donc trois groupes de joueurs), on soit arrivés à trois endroits totalement différents après la première session de jeu. C’est tout à fait louable !

Je ne sais pas comment dire, mais je m’attendais à autre chose. À l’époque où on teasait le jeu, on montrait entre autres une carte avec des engrenages, et on avait le choix de tourner le levier dans un sens ou dans l’autre pour progresser. J’ai l’impression que j’aurais préféré avoir plus d’énigmes de ce genre.

Pour ma part, je termine la première malédiction, mais cela me suffira. Pourtant, j’adore les jeux thématiques. Je pense soudain que Robinson Crusoé ne m’avait pas séduit non plus. Est-ce le thème de survie en île déserte qui ne me parle pas particulièrement ? » – Wraith 

 

meeple cam

 

« J’ai etortuga_1667_livreu l’occasion de jouer à Tortuga 1667Un jeu qui n’est pas encore dans les étals français, vu qu’il fait suite à une campagne kickstarter (mais dispo sur le site de l’éditeur).
Une édition de toute beauté sous forme d’un vieux livre, un plateau qui se roule, de belles illustrations.
Moi qui m’étais un peu lassé des jeux style “Resistance” et “Loup Garous”, en voici un qui me réconcilie avec ce type de jeux. En jouant le rôle de corsaires à l’allégeance cachée (Français/Anglais/Hollandais), vous allez piller le galion espagnol pour récupérer un maximum de coffres pour votre camp.
Pas mal de rebondissements, le rôle de chacun qui se dévoile peu à peu, des coups de crasse entre les joueurs… On passe un très bon moment sur ce jeu, même s’il est vraiment préférable de jouer dans une configuration impaire pour qu’il y ait un joueur hollandais, qui brouille pas mal les pistes. Le just played est en route. » – Meeple Cam

 

el gringo

 

« La route des vignes. DécouvLa_route_des_vignes_jeux_de_societe_Ludovox _covererte progressive de ce petit jeu “à gratter” comme je les appelle, dans la catégorie des Qwixx, Qwinto ou Steamrollers. C’est une gamme de jeux que j’apprécie de jouer en famille en week-end, ou les soirs avec ma femme, car sous des aspects assez simplistes, se cachent souvent une belle profondeur.

La route des vignes semble correspondre à cela, avec des choix souvent retors au moment de placer quelques chemins stratégiques. Le fait de ne pas savoir quand s’arrête la manche rajoute une notion de prise de risque assez appréciable.

Par contre, les scores me semblent vraiment fluctuants d’une partie à l’autre. J’ai besoin de faire d’autres parties pour voir si le jeu est vraiment soumis à la chance du tirage, ou si des stratégies peuvent vraiment s’avérer gagnantes. » – El Gringo

 

avatar Meeple Gaut

« Salut à toi gamer des abLeaving Earth boite de jeuysses, laisse-moi te présenter le jeu qui va te pousser dans tes retranchements et te faire mettre un genou à terre : tu crois avoir tout vu en termes d’optimisation ? Les rapports de transformation du cochon ou du mégawatt n’ont pas de secret pour toi ? Tu connais par coeur le rendement de tes actions en équivalent maïs ? Laisse-moi rire : aujourd’hui je t’emmène dans les étoiles, mais tu vas mordre la poussière !

Leaving earth est un jeu d’un petit auto-éditeur (lumenaris games), qui a pour thème les balbutiements de la conquête spatiale de 1956 à 1976 : sur 20 tours de jeu, ton agence spatiale va tenter de réaliser le premier des objectifs tirés en début de partie (envoyer un homme sur la lune, rapporter sur terre un échantillon de mars, etc).

Bien sûr, chaque objectif octroie un nombre de points de victoire en rapport avec sa difficulté et à la fin de la partie, celui ayant récolté le plus de points de victoire gagne la partie.

Le concept du jeu est assez simple : à chaque tour, avec un budget fixe (25 millions de dollars), il va vous falloir acheter des brevets (pour pouvoir construire différentes fusées comme la Soyuz ou la Saturn, ou pour maîtriser différentes techniques comme le rendez-vous orbital ou l’entrée en atmosphère), acheter des éléments de fusée (sondes, fusées, habitacles, astronautes), afin de monter pièce par pièce des missions spatiales pour tenter d’atteindre les objectifs le premier (ou la première).

Le jeu se focalise donc sur cette gestion de l’agence spatiale, mais aussi et surtout (et c’est tout l’intérêt de Leaving Earth) sur la planification des missions qui peut s’avérer d’une redoutable complexité. Suite à une partie d’essai avec mes amis de l’asso des Aventuriers du Rhône qui avait quelque peu décontenancé mes partenaires de jeu, je m’étais fendu d’un petit article explicatif sur le côté planification de mission afin de faciliter la prise en main de cette mécanique. Je te laisse tester tes capacités de résilience et voir si tu es capable de lire l’article jusqu’au bout et de réaliser le petit défi que je propose à la fin !

Ce jeu relève finalement plus de la simulation spatiale que du jeu (un peu à l’image de High Frontier de Phil Eklund, avec lequel je trouve une certaine filiation) : il ne faut pas y jouer pour gagner (d’autant plus que certaines règles d’octroi des points de victoire ou d’ordre du tour ne sont pas forcément très équilibrées), mais il faut y jouer pour vivre une aventure spatiale hors du commun, faite d’investissements plus ou moins clairvoyants, de course contre la montre et de gestion du risque (ai-je suffisamment testé ma Soyuz ou va-t-elle exploser avec tout son équipage?….). C’est un jeu à la fois très aride et très immersif.

Pour les amateurs du thème c’est un régal et le jeu en solo est très prenant. Par contre, comme je l’ai précisé dans mon article, ça fait sérieusement fumer la tête et il n’est pas à mettre entre toutes les mains. » – Meeple Gaut

 

atom-bpfull

 

« Seeders est le jeu lSeeders-Sweet november-Couv-Jeu de societe-ludovoxe plus agressif auquel je n’ai jamais joué. Après une phase de draft et une phase de négociation où nous allons gagner des cartes, nous construisons notre moteur de jeu pour gagner des points de victoire pour la plupart. Beaucoup de cartes permettent de détruire des modules adverses, d’emprisonner des personnages adverses voire même de les prendre en main ensuite. Il n’est pas rare de voir son jeu complètement dévasté, faire et refaire. Pour ma part j’ai beaucoup apprécié, la phase de négociation est un régal, une sorte d’enchères très maline avec du contrôle. Sur une première partie, on ne fait qu’entrevoir les combos potentielles. Le côté violent ne me dérange pas mais je pense qu’il manque quelques moyens de défense ou au moins de dissuasion. Un jeu qui n’est pas à mettre entre toutes les mains tellement c’est pugnace. » – Atom

honshu-final-web« Vendredi soir j’arrive au club de jeux, deux moldus (un papa et son fils) attendaient là, je sors Honshu de mon sac. J’ai l’habitude de présenter Honshu comme une sorte de KingdominoAprès une explication rapide nous voilà en jeu. La partie terminée et n’ayant pas complètement saisi tous les tenants et aboutissants, ils en redemandent. Ni une ni deux c’est reparti, cette fois, le fils nous a écrasé.

Le jeu fut ressorti samedi dans une configuration que je n’avais pas encore essayée, à cinq joueurs. Et le jeu fait mouche à chaque fois, quelque soit le public, quelque soit le nombre de joueurs. » – Atom

 

shanouillette

 

« Ça encBattlefold jeu de societe ludovoxhaine les Battlefold par ici. Minisha réclame le « jeu des mouchoirs » à tout bout de champ. « Mieux vaut plier que rompre » dit le proverbe, n’est-ce pas ?
Faut dire, après quelques conseils et explications sur « comment plier son tissu efficacement » elle a vite capté le truc et maintenant elle va plus vite que son ombre. Les chances sont à peu près égales malgré la différence d’âge.
L’idée du combat derrière le principe de Fold It semble un peu accolé et pas hyper crédible au départ, mais au final, le charme opère (les illustrations de l’incontournable Dutrait nous emmènent bien dans cette dimension). Le jeu avec ses personnages asymétriques et ses deux fins possibles apporte son petit lot de rebondissements bien vivants. Le petit stress lors de la course au pliage maintient la partie dans un rythme haletant et les actions menées dans l’arène laissent souvent échapper des exclamations en tout genre. Bref, un jeu familial original et fun. » – Shan

 

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1 Commentaire

  1. Photo du profil de taru
    taru 19/10/2017
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    A quand la petite review de battlecon: trials of indines teaser par mr TSR? trés sympa ce format !

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